1990 : La Section Technique d’Investigation Criminelle devient l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale

En 1987, la Section Technique d’Investigation Criminelle de la Gendarmerie Nationale voit le jour sous la direction du Lieutenant Serge Caillet. Entouré d’une équipe de gendarmes possédant des diplômes scientifiques, le laboratoire criminalistique prend forme et s’installe dans les locaux du fort de Rosny-sous-Bois. Suite à une décision ministérielle, la section est renommée le 24 octobre 1990 et prend le nom d’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale.

Pourquoi changer de nom ?

L’origine de ce changement de nom est issue notamment de la volonté affirmée de la Gendarmerie de souligner la triple vocation de l’institut dans les domaines de l’expertise technique, de l’enseignement et de la recherche. Elle souhaite également s’affirmer en tant qu’« institut pluridisciplinaire » capable d’analyses dans de nombreux domaines.

Outre la dénomination de « section » qui devient « institut », les « services » sont également renommés « départements », terme encore utilisé aujourd’hui.

 

Hommes et moyens de l’IRCGN

En 1990, l’Institut compte 27 experts spécialistes chargés de recruter d’autres spécialistes afin de les seconder dans leurs analyses. Le directeur alors en place est le Pharmacien Chimiste en Chef Paul Lafargue. Afin d’affiner la réorganisation de l’Institut, trois divisions criminalistiques sont créées par spécialité.

 

La division criminalistique A ou « Physique Chimie » est tout d’abord créée et dirigée par le chef d’escadron Jacques Hébrard. Cette division rassemble les départements que l’on connait actuellement sous les noms de Balistique, Documents, Empreintes Digitales et Véhicule. Les experts utilisent au quotidien différents appareils tels que des microscopes stéréoscopiques, un tunnel de tir ou encore un analyseur colorimétrique pour véhicules.

 

 

La division criminalistique B ou « Ingénierie et informatique » est dirigée quant à elle par le Capitaine François Daoust. On y retrouve les technologies duales comme l’imagerie, l’informatique, l’électronique et l’acoustique. Les stations d’acquisition, les micro-ordinateurs ou encore les mallettes de lecture de cartes à puces font partie des moyens matériels de cette division.

 

 

La division criminalistique C ou « Chimie-Biologie » vient clore ce triptyque expertal. Cette division regroupe la toxicologie, les incendies, les explosifs, les peintures, l’environnement et les microanalyses (poils, fibres, résidus de tirs…). Les experts de cette division sont dotés de spectromètres UV, de chromatographes en phase liquide ou encore d’appareils pour la diffraction des rayons X.

 

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