Histoire

  • Par la rédaction du site GIGN
  • Publié le 23 janvier 2025, mis à jour le 01 avril 2025
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Les événements de 1972 font naître dans de nombreux pays, une réflexion sur les problématiques de lutte contre les agressions terroristes. La prise d’otages qui se déroule en septembre 72 aux Jeux Olympiques de Munich (Allemagne) en est le catalyseur le plus marquant. Mais la réflexion est déjà dans les esprits depuis quelque temps et dès novembre de cette même année, la gendarmerie propose de créer, en région parisienne, un commando destiné à lutter contre la piraterie aérienne, constitué «à partir d’éléments sportifs entraînés» et «dont l’intervention pourrait être demandée sur l’ensemble du territoire national».

Création du GIGN 1.0 (1974)

A sa création en 1974, le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN)  est scindé en deux groupes :
    • le GIGN 1, basé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), descendant de l’Équipe commando régionale d'intervention (ECRI) créée au sein de l'escadron 2/2 de gendarmerie mobile ;
    • le GIGN 4, basé à Mont-de-Marsan (Landes), au sein de l'escadron 9/11 parachutiste de gendarmerie mobile.
Les deux unités sont regroupées en 1976 à Maisons-Alfort, au sein d'un seul GIGN, déplacé en 1983 à Versailles (Yvelines).
En 1984, les capacités antiterroristes de la gendarmerie se développent et un Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN ) est créé. Il se compose du GIGN, de l'escadron 9/11 parachutiste rebaptisé Escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale (EPIGN) et du Groupe de sécurité de la présidence de la république (GSPR), créé en 1983, pour assurer la sécurité du chef de l'Etat. Enfin, en 1985, est créé le groupe d'instruction, qui portera par la suite les noms de centre de formation puis de Groupe d'instruction et de sécurité des activités (GISA).

GIGN 2.0 (2007)

Dans un souci d'adaptation permanente de l'outil de contre-terrorisme à la menace, une importante réforme est engagée en 2007. Elle conduit à la création d'un nouveau GIGN, à la date du 1er septembre 2007, qui incorpore désormais au sein d'une même unité le GIGN de 1974, l'EPIGN, le détachement gendarmerie du GSPR et le GISA.
Depuis l'origine, les hommes du GIGN se sont engagés dans des opérations célèbres et sur des zones de crise multiples en France comme à l'étranger, libérant ou évacuant plus de 600 otages et 700 ressortissants français et étrangers menacés.

GIGN 3.0 (2021)

Le GIGN s’est ainsi de nouveau profondément transformé en 2021, avec notamment le rattachement des antennes et des militaires de la protection des hautes personnalités au niveau central, ainsi que la création d’une division technique, concentrant des moyens de haute technicité au service des forces.

C’est donc désormais une force de 1 000 femmes et hommes qui met son expertise dans le domaine de l’intervention spécialisée au sens large, au service du terrain, et plus largement de la France, sur le territoire métropolitain, en outre-mer, mais aussi à l’étranger. Ce qui se traduit par près de 3 300 missions en 2024 !

Le GIGN évolue dans la forme, mais aussi dans le fond, s’adaptant continuellement aux mutations de la menace terroriste, raison d’être de son existence, mais aussi au durcissement de la criminalité organisée, contre laquelle il lutte au côté des unités de recherches.

De la même manière, dans ce souci constant de remise en question, l’unité se mobilise sur des thématiques d’actualité, à l’instar des traques, du haut du spectre du rétablissement de l’ordre ou encore du cyberespace, afin d’être toujours en mesure de proposer, avec un temps d’avance, des capacités intégrées et intégrables de gestion de crise de haute intensité.

Un GIGN 3.0 marqué du sceau de la modernité et de l’innovation certes,
mais dont la mission reste la même. Aujourd’hui, comme hier, l’engagement de ses militaires est ainsi toujours guidé par le même mantra : « s’engager pour la vie ».

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