La gendarmerie prévôtale déployée aux côtés des autres armées dans le cadre de l’exercice ORION 26
- Par la capitaine Grondel Pénélope et Hélène Thin
- Publié le 28 mai 2026
De décembre 2025 à fin avril 2026, un exercice d’ampleur baptisé ORION 26 s’est déroulé sur le territoire national, dans l’objectif de préparer les armées à un scénario de guerre de haute intensité. La prévôté, comme sur l’ensemble des théâtres d’opérations extérieures, a pris part à l’exercice lors de sa dernière phase, du 18 au 30 avril 2026.
De Bourgogne en Champagne, quatre prévôts de la gendarmerie ont participé, du 18 au 30 avril 2026 à l’entraînement réel de troupes en terrain libre dans le cadre de la quatrième phase de l’exercice ORION 26. Au cours de cet entraînement, les gendarmes ont pu renseigner le commandement grâce au maillage territorial des brigades, et assurer leur rôle de police militaire. Ils ont aussi apporté leur aide dans la gestion des personnes capturées et les déplacements du poste du commandement.
Quatre prévôts étaient déployés au sein des postes de commandement de la 7e Brigade blindée et de la brigade logistique, avec une capacité à suivre le tempo opérationnel en environnement dégradé, comme lors d’attaques de drones ou NRBC (menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique).
Dans le cadre du scenario de l’exercice, les prévôts ont mis en œuvre quotidiennement leur cœur de mission : police judiciaire et administrative, appui à la circulation et à la manœuvre, contribution à la sûreté de la Force, ainsi que la prise en compte des situations liées aux personnes capturées.
Au-delà des phases d’exercice, les prévôts ont également contribué à la gestion des événements réels nécessitant une réponse immédiate et ont ainsi joué pleinement leur rôle de lien avec les Forces de sécurité intérieure (FSI) locales, à savoir les unités territoriales de la gendarmerie, comme ils le font à l’étranger dans les pays où ils sont déployés.
Dans un contexte de combat de haute intensité, intégrant les enjeux de droit des conflits armés, de judiciarisation du champ de bataille ou de manœuvres de désinformation, l’expertise et le conseil de la gendarmerie ont aussi été essentiels pour le commandement militaire de la Force. La prévôté a également confirmé sa capacité à conduire des actes d’enquête dans un environnement sensible et dégradé, comme pour la constatation de crimes de guerre.
Enfin, les prévôts ont travaillé en coordination avec les autres cellules du poste de commandement et les partenaires militaires, civils français et étrangers, dans une logique interalliée conforme aux doctrines de l’OTAN.
La gendarmerie prévôtale confirme sa pleine inscription dans les fonctions de police militaire modernes, tout en cultivant la singularité de son modèle. Celle-ci apporte une plus-value directe à la liberté d’action du commandement et à la crédibilité globale de la force engagée.
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