Le général de division Bertin Malhet, premier Inspecteur de la Gendarmerie mobile

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 14 avril 2026
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Le général de division (GDI) Bertin Malhet a été nommé Inspecteur de la gendarmerie mobile (IGM) auprès du Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN). 

Forte de 105 ans d’existence, la Gendarmerie mobile (GM) est une subdivision d’arme de la Gendarmerie nationale qui compte plus de 14 400 militaires. Le 1er mars 2026, le général de division (GDI) Bertin Malhet, qui commandait le Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie (CNEFG), a été nommé Inspecteur de la gendarmerie mobile (IGM) auprès du Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN). Les missions qui lui ont été confiées par le général d’armée Hubert Bonneau s’articulent autour de trois axes : l’expertise et le conseil ; la transversalité et le lien informationnel ; la représentation institutionnelle. L’IGM travaille en lien étroit avec les directions et services de la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN), les commandants de Région zonale de gendarmerie, les commandants de Groupements de gendarmerie mobile (GGM), les commandants d’unité, la commission GM et la concertation.

« Honneur, enthousiasme et humilité »

« Au sortir de ces années passionnantes à la tête du CNEFG, c’est un grand honneur d’incarner cette fonction inédite, que j’aborde avec enthousiasme, mais surtout beaucoup d’humilité, au regard notamment des attentes internes et du large périmètre couvert, souligne le GDI Bertin Malhet. La nomination d’un IGM est une belle idée qui avait été portée par plusieurs de nos anciens, là voilà qui se concrétise aujourd’hui ». L’alternance des responsabilités sur le terrain et en état-major a forgé la riche carrière de praticien, de concepteur, d’employeur ou de formateur de cet officier général : « Outre mes temps de commandement en gendarmerie départementale dans des circonscriptions réputées chargées, ou en administration centrale, j’ai eu la chance de servir en GM à plusieurs moments de ma carrière, subdivision qui indéniablement vous structure et vous marque. »

Après un premier temps comme commandant de peloton de combat au 2e régiment de Hussards (Armée de Terre – Arme Blindée Cavalerie), le général Malhet a rejoint la gendarmerie et commandé successivement le peloton d’intervention de l’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 46/3 de Blois, l’EGM 36/3 de Joué-les-Tours, l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR, désormais EDCF : Escadron départemental de contrôle des flux) de l’Oise, puis la section dédiée au contrôle des flux à la DGGN. À l’issue de sa scolarité à l’École de guerre, il est affecté comme commandant du GGM 4/7, à Dijon. « Ce groupement comportait six escadrons, une antenne GIGN et deux pelotons spécialisés en sécurité nucléaire. Ces années ont été intenses, avec de nombreuses projections en métropole, en outre-mer ou en Opérations extérieures (OPEX), pour gérer des crises sous toutes formes ou renforcer les territoires, décrit l’officier, avant d’ajouter : en réalité, je n’ai rien vu de Dijon ! »

Il prend ensuite la tête du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Pas-de-Calais, « territoire varié et attachant, où, au-delà de l’engagement en sécurité publique et en contact du quotidien, les problématiques d’ordre public prégnantes m’ont fait accueillir de nombreux EGM ». Il est ensuite affecté comme conseiller gendarmerie au cabinet du Préfet de Police de Paris.

À l’été 2022, il prend la tête du CNEFG, centre d’excellence européen qui accueille et forme quelque 17 000 passagers par an (dont ceux d’administrations externes ou des cadres de pays amis) dans la gestion de l’ordre public ou de crise et en intervention professionnelle. « Une sorte de creuset interdisciplinaire pour la gendarmerie où se côtoient dans des stages et mises en situation concrètes les unités spécialisées en maintien de l’ordre (MO), les unités concourantes, les partenaires, les élèves sous-officiers et officiers, les futurs gradés de la GM, avec comme mots d’ordre : perfectionnement, légalité, interopérabilité, robustesse. »

« Regarder la GM en face »

La nomination d’un IGM répond à la fois à une demande du terrain de porter, au plus près des chefs de la Gendarmerie nationale, la voix de la subdivision d’arme, et à une volonté du DGGN d’avoir à ses côtés quelqu’un qui soit en mesure d’apporter une expertise et de le conseiller. « Je conçois ce rôle comme celui d’un acteur transverse qui doit aider à éclairer les décideurs, contribuer au suivi et à la mise en cohérence des décisions, apporter du liant entre le terrain et l’administration centrale, ainsi qu’avec les autres échelons, concourir aux réflexions organisationnelles, RH, capacitaires, juridiques, visant à renforcer la capacité opérationnelle de cet outil et des personnels qui y servent, participer au contrôle de conformité, faciliter la montée et la descente de la juste information. »

L’action de l’IGM est donc menée à la fois au sein de la DGGN, mais aussi sur le terrain, dans les casernes et sur les théâtres d’emploi et de formation. « Le Directeur général et le Major général de la Gendarmerie nationale vont déjà beaucoup sur le terrain. Je compléterai ces visites, pour regarder la GM en face, comme me l’a demandé le DGGN, pour observer, constater, accompagner et surtout écouter ».

Le GDI Bertin Malhet est aussi un représentant institutionnel et gardien de la mémoire et des traditions de cette subdivision d’arme. Il participe aux cérémonies et soutient les événements commémoratifs la concernant, mais également, en sa qualité d’expert, intègre les différentes rencontres abordant la question plus globale de la gestion de l’ordre public.

« En résumé, je souhaite être à la fois un relais, un témoin, un facilitateur, un aiguillonneur, voire un conciliateur, le cas échéant », complète-t-il.

« La GM, un outil précieux »

« En tant qu’IGM, mon ambition sera de valoriser la GM. Son cœur de métier reste le maintien de l’ordre mais c’est un système d’arme à part entière, un outil reconnu d’appui et de gestion de crise.

Grâce à la standardisation de sa formation et de son organisation, la GM est interopérable, capable de s’intégrer facilement dans la manœuvre d’un commandement territorial en métropole comme en outre-mer.

Robuste, résiliente, autonome, elle est connue pour s’approprier immédiatement son environnement et s’y adapter, et pour être capable, avec réversibilité, de gérer les troubles à l’ordre public mêmes dégradés et basculer dans l’appui à la sécurité publique ou la police judiciaire, de contribuer à la couverture des territoires et de prendre une posture de défense opérationnelle. Accumulant la connaissance et l’expérience d’une multitude de théâtres et de formes de contestation ou de délinquance, elle sait proposer et armer des dispositifs efficaces.

J’ai pu constater durant toutes ces années combien les femmes et hommes qui la servent sont engagés, disponibles, dynamiques, dévoués, disciplinés, mesurés et courageux. Ils méritent notre reconnaissance.

Véritable couteau suisse, « affûté » depuis plus de 100 ans, la GM est un outil précieux pour défendre la Nation et protéger la population. »


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