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Le gendarme Ali, affecté au peloton Alpha de l’Escadron de gendarmerie mobile 27/1 de Drancy, est originaire de Mayotte. Son unité est déplacée sur l’île depuis trois mois et a vécu le passage du cyclone Chido. Les militaires ont été déployés sur le terrain dès les heures qui ont suivi. Leur engagement ne s’est pas démenti depuis.
L’Escadron de gendarmerie mobile (EGM) 27/1 de Drancy est arrivé à Mayotte le 30 septembre 2024. Basée sur Petite-Terre, l’unité a essentiellement effectué des missions de contrôle de zone visant à dissuader les actes de délinquance. Elle a également apporté son concours aux opérations de destruction d’habitats insalubres menées dans le cadre de la loi Élan (Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique).
Le jour du cyclone, l’escadron était positionné en pré-alerte à la gendarmerie de Pamandzi. Immédiatement après la levée de l’alerte violette, et alors que la caserne avait partiellement été détruite, les gendarmes de l’unité ont été déployés sur le terrain.
« À l’issue du passage du cyclone, nous avons immédiatement été déployés sur le terrain, détaille le gendarme Ali, affecté au peloton bravo. Nous avons procédé au déblaiement des axes et nous sommes allés au contact de la population afin de porter secours aux blessés. J’ai été horrifié par les dégâts causés par le cyclone. L’île a complètement été dévastée. Étant originaire de Mayotte, je me suis personnellement senti touché par cette catastrophe. Mais il faut prendre sur soi afin d’être là pour la population. »
La famille du gendarme Ali vit d’ailleurs toujours à Mayotte. « Mon enfant se trouve près de Mamoudzou, ma mère et mon frère vivent dans le sud, et j’ai également de la famille dans le centre de l’île. J’ai pu m’assurer qu’ils allaient bien. »
Le gendarme Ali constitue une aide précieuse pour son unité. L’escadron est en effet engagé dans des colonnes de reconnaissance multi-missions depuis plusieurs jours, consistant à se porter au contact de la population dans les quartiers informels, dits « bangas », afin de s’assurer qu’il ne reste pas de victimes ou de blessés qui n’aient pas été pris en charge par les services de secours. Dans ce cadre, gendarmes et secouristes de la Croix-Rouge et de la Sécurité civile sont fréquemment confrontés à la barrière de la langue.
« Ici, beaucoup d’habitants ne maîtrisent pas le français, explique le sous-officier. La plupart parlent le shimahorais, le comorien ou le chibouchi. Je parle ces trois langues, ce qui est utile pour se faire comprendre de la population. Les habitants se sentent plus en confiance et peuvent, par exemple, m’indiquer la présence de blessés. »
« J’ai commencé ma carrière en tant que gendarme adjoint volontaire à Nice avant d'être affecté au Peloton de surveillance et d'intervention de gendarmerie (PSIG) de Koungou, à Mayotte, raconte Ali. Mon oncle était gendarme et je voulais suivre sa voie. Devenu sous-officier, j’ai choisi de rejoindre la gendarmerie mobile pour la diversité des missions et les nombreux déplacements réalisés par cette subdivision d’arme. Plus tard, je voudrais servir de nouveau à Mayotte. Je connais entièrement l’île et ses coutumes. Je souhaite revenir pour participer à améliorer les choses. »
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