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En moins de 24 heures, les gendarmes ont libéré une mère et son enfant enlevés dans l’Yonne et interpellé sept suspects suite à un cryptorapt. Une opération rapide et coordonnée mobilisant une centaine de militaires de la gendarmerie, menée sous l’autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.
Le mardi 14 avril 2026, à l’aube, les militaires du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) ont procédé à la libération d’une mère et de son fils de 11 ans, victimes d’un enlèvement survenu la veille dans l’Yonne. Cette opération, conduite sous l’autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris, a permis l’interpellation par les gendarmes de sept individus présumés impliqués, moins de 24 heures après les faits.
Dès le signalement de l’enlèvement, lundi 13 avril en début d’après-midi, une enquête est ouverte sous la direction du parquet d’Auxerre, avant d’être reprise dans la soirée par la JIRS de Paris. Près d’une centaine de gendarmes sont immédiatement engagés, issus notamment de l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), des Sections de recherches (S.R.) de Dijon et de Paris, du Groupe observation surveillance (GOS) d'Île-de-France, du Groupement de gendarmerie départementale (GGD) de l’Yonne, ainsi que du GIGN et de son antenne de Dijon. Cette coordination illustre la pleine complémentarité des unités de gendarmerie aux expertises variées et leur capacité à conjuguer leurs moyens pour conduire, dans des délais particulièrement contraints, des investigations complexes sur l’ensemble du territoire.
Les faits débutent dans la matinée du 13 avril, lorsque quatre individus cagoulés s’introduisent au domicile familial. Le père est neutralisé, attaché à une chaise, puis violemment frappé et menacé de mutilation. Les agresseurs contraignent sa compagne et leur enfant à rester sous leur emprise, exigeant le versement d’une rançon de 400 000 dollars en cryptomonnaie. Après avoir fouillé l’ensemble du domicile, ils s’emparent de 10 000 euros en espèces, de bijoux, de petits lingots d’argent ainsi que d’un fusil utilisé pour menacer les victimes. Confrontés à un délai incompressible de plusieurs jours pour le transfert des fonds, ils décident finalement d’enlever la mère et l’enfant, prenant la fuite à bord de deux véhicules.
Parvenant à se libérer, le père alerte rapidement les forces de l’ordre. Les investigations particulièrement rapides des gendarmes ont permis de localiser l’hôtel à Boissy-Saint-Léger dans le Val de Marne, et de procéder à la libération des otages dès le petit matin par le GIGN. Trois hommes ont été interpellés sur place. Quatre autres suspects ont été interpellés par la suite. Les sept hommes ont été placés en garde à vue.
Le Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), le général d’armée Hubert Bonneau, a salué sur son compte LinkedIn « une efficacité opérationnelle et une intervention rapide ». Il a tenu à mettre en avant « l’engagement remarquable de l’ensemble des militaires mobilisés », insistant sur « leur sang-froid, leur résilience et leur parfaite coordination ».
Dans son communiqué de presse, le parquet de Paris s’est également félicité de cette opération, rendue possible grâce à une mobilisation continue et une coopération étroite entre magistrats et enquêteurs de la Gendarmerie nationale.
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