Criminalité organisée : le groupement de gendarmerie départementale du Doubs et la Section de recherches de Paris mettent fin à un trafic de cocaïne
- Par le chef d'escadron Charlotte Desjardins
- Publié le 10 décembre 2024

En moins de trois mois d’enquête, le Groupement de gendarmerie départementale du Doubs et l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la section de recherches de Paris ont fait tomber un trafic de stupéfiants sévissant dans le Doubs.
Tout part d’un renseignement remonté à la Section de recherches de Paris (S.R. 75) en septembre 2024, à propos d’un individu s’adonnant au trafic d’héroïne et de cocaïne sur l’ensemble du territoire du Doubs. La quantité concernée serait de plusieurs kilos par mois.
Mise en place d’une cellule nationale d’enquête
D’après les premiers éléments recueillis, ce trafic aurait une dimension internationale, utilisant des bagages « mules » depuis l’Amérique du Sud jusqu’à Besançon, via la région parisienne. Les investigations qui se profilent apparaissent comme conséquentes, et le 7 octobre 2024, le Parquet de Besançon co-saisit le Groupement de gendarmerie départementale (GGD) du Doubs (GGD25) et l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la S.R 75, avec le renfort de la S.R. de Besançon. Une cellule nationale d’enquête est alors créée afin de conduire les investigations de la manière la plus efficiente possible.
Une enquête rapide et efficace
L’individu suspecté effectue des trajets réguliers entre le Doubs et l’Île-de-France, profitant de ces occasions pour se rendre dans les aéroports parisiens. Il utilise toujours des véhicules de grosse cylindrée, qu’il change régulièrement, ce qui illustre un train de vie supérieur aux ressources qu’il déclare.
Des dispositifs techniques et des surveillances sur le terrain sont alors mis en place par les gendarmes, leur permettant de matérialiser le trafic. Il s’avère que le domicile du principal mis en cause sert non seulement de lieu de stockage mais aussi de conditionnement.
De la cocaïne en provenance du Portugal arrive ainsi en région parisienne par voie aérienne, puis rejoint Besançon par voie ferrée, le trajet se terminant en taxi jusqu’au lieu de stockage.
Une opération en flagrance
Les enquêteurs ayant détecté l’imminence d’une livraison, l’opération judiciaire est déclenchée le matin du 4 décembre 2024, conduisant à l’interpellation de cinq personnes. Au cours des perquisitions, 5 kg de cocaïne pure ainsi que du produit reconditionné sont saisis, de même qu’une machine à presse, deux armes de poing et 12 690 euros en liquide.
Présentés au magistrat le 6 décembre, trois des mis en cause sont placés en détention provisoire en vue d’une comparution immédiate à délai différé, prévue le 5 février 2025. Le quatrième mis en cause présenté le même jour est placé sous contrôle judiciaire.
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