Publication du rapport annuel de l'IGGN

  • Par IGGN
  • Publié le 27 juillet 2026
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L’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), organe de contrôle interne, publie son rapport annuel.

Disponible sur les sites internet du ministère de l'Intérieur et de la gendarmerie nationale, le rapport annuel de l’IGGN, "le gendarme de la gendarmerie", offre un aperçu détaillé des missions et activités confiées à cette structure singulière dont le rôle essentiel est d'assurer le respect des règles déontologiques au sein de la gendarmerie nationale, de garantir la maîtrise des risques et d’évaluer l’application des directives ministérielles et de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) au sein des unités opérationnelles.

En 2025, l'IGGN a traité :

  • 43 dossiers du Défenseur des droits (DDD) concernant la déontologie des forces de sécurité intérieure (FSI) (contre 41 dossiers en 2024) ;
  • 9 dossiers du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) (contre 6 en 2024) ;
  • 5193 signalements externes reçus via la plateforme dédiée de l'IGGN (+23 % par rapport à 2024). Toutefois, 67% des signalements n'ont pas donné lieu à une action directe de l'IGGN (relances, éléments complémentaires incompétence en raison de la nature pénale, de la zone de compétence, contestation d'infraction) ;
  • 248 signalements internes "stop-discri" (-2,7 % par rapport à 2024) dont 20 demandes de conseil ou hors champ de compétence ; pour le reste, une grande majorité de signalements de harcèlement moral au travail (HMT) et de discriminations ;
  • 431 unités évaluées sur leur accueil du public ;
  • 99 audits, inspections, études et missions en France et à l'étranger ;
  • 58 enquêtes judiciaires et 34 enquêtes administratives initiées (contre 85 et 35 en 2024), soit respectivement 5,4 % et 15,8 % des enquêtes internes ouvertes par la gendarmerie sur des personnels de l'arme en 2025 ;
  • Sanctions disciplinaires : 3 % du personnel militaire GN sanctionné en 2024 (3 690 sanctions). Il convient de rappeler que toute sanction a un impact plus ou moins fort sur le déroulement de carrière des intéressés.

L’année 2025 a notamment vu :

  • une montée en puissance des fonctions sûreté et RETEX ;
  • le déploiement de l’outil CITAR ;
  • la création d’un groupe anti-corruption au sein du détachement central du Bureau des enquêtes judiciaires (BEJ) à Malakoff ;
  • l’actualisation de la cartographie des risques déontologiques internes en matière de corruption et d’improbité.

Pour autant, les enjeux à venir restent nombreux : l’intensification des sollicitations opérationnelles, la hausse des violences auxquelles sont confrontés les gendarmes et la complexification des missions exigent un contrôle toujours plus rigoureux, mais aussi plus agile.

Dès lors, l’Inspection poursuit en 2026 sa transformation numérique, renforce ses capacités d’analyse et d’anticipation et approfondit son articulation avec les partenaires institutionnels, nationaux comme internationaux pour répondre à une attente croissante de transparence et d’impartialité.

L'inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) s’assure du respect des règles de probité et de déontologie des personnels militaires et civils de la gendarmerie. En sa qualité d’organe de contrôle interne, elle s’attache autant à s’assurer de la maîtrise des risques que du respect des règles déontologiques.

L’IGGN poursuit deux objectifs principaux :

  • entretenir la confiance des citoyens envers la gendarmerie (garant déontologique) ;
  • sécuriser les décisions du Directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN) par des audits et/ou études.

Elle s’appuie sur deux principes d’action essentiels : l’indépendance et l’impartialité, adoptant ainsi une posture de transparence et d’ouverture.

Pour l'exécution de ses missions, l'IGGN s'appuie sur :

  • quatre divisions (Division des enquêtes internes, Division des signalements et de la déontologie, Division des audits, études et inspections, Division des audits et études techniques) ;
  • six antennes déconcentrées (ADIGGN) : Bordeaux, Lille, Lyon, Metz, Rennes et Montpellier
  • trois détachements judiciaires : Malakoff, Montpellier et Bordeaux
  • des structures concourantes qui accompagnent sa montée en puissance :

- la Cellule nationale RETEX (CNRETEX), qui offre une capacité d'analyse rétrospective de situations porteuses d'enseignements pour la gendarmerie et doit aider à faire de la gendarmerie une organisation apprenante à même de capitaliser sur l'expérience acquise ;

- la Mission sûreté gendarmerie (MSG) capable de renforcer ponctuellement la protection des emprises où servent les militaires de la gendarmerie et où logent leurs familles, et le Coordinateur national du tir devant améliorer l'appréhension de l'usage des armes en gendarmerie. Ces deux entités assurent la veille et analysent les risques auxquels est exposée la gendarmerie ;

- l'Observatoire de la gendarmerie pour l’égalité et contre les discriminations (OGED), à la croisée de deux grandes perspectives promues par la gendarmerie : fiabilisation et valorisation des données ressources humaines (RH) et mise en œuvre d'une politique RH permettant d'affronter les défis futurs ;

- le Coordonnateur national de la prévention (CNP): commission chargée de définir les grandes orientations de la politique de prévention des risques professionnels de la gendarmerie et de dresser le bilan des actions menées ;

-le Conseil permanent de la sécurité aérienne (CPSAGN).

Rapport IGGN 2025.png (51,7 kB)

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