« La Nation a besoin de sa gendarmerie » : le ministre de l’Intérieur ouvre le séminaire TC4/TC3 à la DGGN

  • Par la rédaction du site Gendinfo
  • Publié le 29 mai 2026

Ouverture du séminaire par le ministre de l'Intérieur

© BRI PIGOT / SIRPA-G

Le 27 mai 2026, le séminaire TC3/TC4 a réuni à la Direction générale de la Gendarmerie nationale (DGGN) l’ensemble des commandeurs de la gendarmerie en présence du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et du général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale.

Le 27 mai 2026, le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale, a réuni les commandeurs de niveau 3 et de niveau 4 à l’occasion du séminaire annuel TC3/TC4, organisé en présence du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui en a assuré l’ouverture.

Temps fort de réflexion stratégique et de cohésion du commandement, ce séminaire avait pour objectifs d’aborder les enjeux de sécurité et de réaliser un point d’étape sur les orientations prises par l’Institution. Après une allocution du directeur général, les chefs des principales directions de la Gendarmerie nationale sont intervenus :  direction des ressources humaines, SIRPA Gendarmerie, direction des opérations et de l’emploi, direction des soutiens et des finances, ANFSI et Service de la transformation.

« L’action de la gendarmerie est absolument déterminante »

Dans son propos introductif, le ministre de l’Intérieur a rappelé le contexte particulièrement exigeant dans lequel s’inscrit actuellement l’action du ministère et des forces de sécurité intérieure, marqué par plusieurs échéances majeures à venir : élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, sommet du G7 à Évian, visite du pape ou encore conférence régionale aux Antilles. Le ministre a également mis en avant les apports du projet de loi RIPOST, qui contient « énormément de mesures qui vont nous permettre d’accroître nos possibilités d’action » : durcissement des sanctions dans plusieurs domaines sensibles — notamment les rodéos urbains ou les rassemblements musicaux illégaux — ainsi que le développement de nouveaux outils opérationnels, tels que la densification du système de Lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI). Des dispositions qui, selon lui, « correspondent à des besoins du terrain ».

Réaffirmant la place essentielle de la Gendarmerie nationale, le ministre de l’Intérieur a déclaré : « Je crois profondément que la Nation a besoin de sa gendarmerie, pour sa couverture du territoire et pour sa spécificité », ajoutant que « l’action de la gendarmerie est absolument déterminante ». Il est ensuite revenu sur plusieurs priorités opérationnelles nécessitant « la plus grande réactivité » de toutes les unités : la lutte contre les rassemblements musicaux illégaux, la lutte contre les points de deal désormais présents dans tous les territoires, y compris ruraux, ainsi que la lutte contre les cambriolages. Il a rappelé l’importance du continuum de sécurité avec les polices municipales, la nécessité de protéger les élus et de maintenir des liens étroits avec eux. S’agissant des moyens, le ministre a confirmé la poursuite des investissements immobiliers et du plan de création des 239 brigades, destiné à « renforcer durablement l’action de proximité » de la Gendarmerie nationale au bénéfice de la population. 

La lutte contre la criminalité organisée a constitué un autre axe majeur de son intervention. Le ministre a rappelé qu’elle concernait « toutes les unités, y compris celles des brigades territoriales », avant de détailler les six objectifs prioritaires qu’il a fixés pour la lutte contre le trafic de stupéfiants. Le premier vise à couper les routes d’approvisionnement grâce à une action coordonnée depuis les zones sources, notamment dans les Caraïbes et aux Antilles, jusqu’au territoire national. Le deuxième objectif consiste à poursuivre le ciblage des objectifs prioritaires, à l’image de l’affaire Octopus, citée par le ministre comme l’illustration des résultats obtenus dans la lutte contre les organisations criminelles d’envergure. Troisième priorité : empêcher les têtes de réseau de continuer à piloter leurs activités depuis les établissements pénitentiaires. Le ministre a évoqué plusieurs expérimentations actuellement conduites autour de l’exploitation des téléphones saisis en détention.
Le quatrième axe porte sur la saisie des avoirs criminels et la lutte contre le blanchiment ; axe sur lequel la gendarmerie a atteint des niveaux records de saisies. Enfin, le ministre a rappelé l’objectif de renforcer la coopération internationale et celui de lutter contre les phénomènes de corruption.

« Incarner le commandement avec toute la force d’âme possible »

À l’issue de cette séquence, le général d’armée Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale, s’est adressé aux titulaires de TC3 et TC4 afin de présenter les grandes orientations stratégiques de l’Institution.

Allocution du directeur général de la Gendarmerie nationale

© BRI PIGOT / SIRPA-G

Dans un contexte opérationnel marqué par la montée de la criminalité organisée, l’explosion de la cybercriminalité et l’aggravation des radicalités, le directeur général a insisté sur la nécessité de renforcer encore le contrôle des territoires. Il a notamment rappelé que la connaissance fine des territoires constituait l’une des forces structurantes de la Gendarmerie nationale, grâce à l’action quotidienne menée au plus près de la population par les brigades territoriales. « La remontée de l’information qui va devenir un renseignement, c’est essentiel », a-t-il souligné, insistant sur le rôle central du maillage territorial dans la détection précoce des signaux faibles et la compréhension des dynamiques locales.

Le général d’armée Hubert Bonneau a également détaillé plusieurs axes d’efforts prioritaires au titre desquels figurent notamment la lutte contre la criminalité organisée et le contrôle des flux. S’agissant des capacités de la Gendarmerie nationale, trois principales priorités ont été réaffirmées. La première concerne l’immobilier, présenté comme « notre système d’arme », qui conditionne l’engagement des personnels, l’ancrage territorial des unités et la qualité du service rendu à la population. La deuxième priorité porte sur le numérique et le cyber, afin d’accroître les capacités opérationnelles des gendarmes, de moderniser les outils à leur disposition et de répondre à l’évolution rapide des menaces numériques. Le directeur général a également souligné l’importance d’améliorer les équipements des brigades.

Enfin, le général d’armée Hubert Bonneau a appelé les chefs territoriaux à porter le sens de l’action au plus près du terrain : « Donner le sens de l’action, c’est traduire l’utilité de ce que l’on fait. » Concluant son propos, il a exhorté les commandeurs à incarner pleinement le commandement au quotidien, au service de l’efficacité opérationnelle et de la couverture des territoires : « La gendarmerie est une force armée. Nous devons être efficaces, impactants sur les territoires et pour nos autorités. J’ai besoin, à la tête des unités, de chefs qui s’engagent pleinement dans le commandement des opérations, le suivi des personnels et les problématiques du quotidien. Vous devez incarner le commandement avec toute la force d’âme possible. »


Contacter la gendarmerie

Numéros d'urgence

  • Police - Gendarmerie : 17
  • Pompier : 18
  • Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) : 15
  • Urgence Europe : 112

Sécurité et écoute

  • Enfance en danger : 119
  • Violences conjugales : 39 19
  • Maltraitance personnes âgées ou en situation de handicap : 39 77

Ces contenus peuvent vous intéresser