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Utiliser son drone à l’occasion d'évènements sportifs pourrait s’avérer tentant. En effet, qui ne rêverait pas de survoler les stades et d’obtenir quelques clichés exclusifs ? Néanmoins, l’usage de ces appareils est aujourd’hui strictement encadré, et les contrevenants s’exposent à de lourdes sanctions en cas de violation des règles édictées dans ce domaine. Tour d’horizon de la réglementation en vigueur.
Si les drones, aéronefs télépilotés, c’est-à-dire circulant sans équipage à bord (Unmanned Aerial System : UAS), ont vu le jour dans le domaine militaire, dès la Première Guerre mondiale, ils ont connu leur véritable essor à l’occasion de la Guerre froide. Le drone civil n’apparaît, quant à lui, que dans les années 2010, et ne se popularise véritablement qu’à partir du moment où un constructeur décide d’équiper ses modèles de moyens de captation d’images.
Aujourd’hui, ces aéronefs, utilisés dans un but professionnel ou récréatif, sont en vente partout et présentent des prix et des caractéristiques variables (altitude, vitesse de pointe, capacité d’emport, etc.) en fonction du modèle choisi. Leur multiplication ces dernières années induit un plus fort risque d’utilisation à des fins malveillantes, d’autant plus à l’occasion de grands événements, tels que la coupe du Monde de rugby 2023. Cette situation a conduit les gouvernements à réglementer leur usage afin de garantir la protection des personnes, des sites sensibles et du respect de la vie privée. En 2019, une harmonisation européenne a vu le jour. Une période transitoire est prévue pour les appareils achetés antérieurement.
Les catégories de drones sont déterminées en fonction des niveaux de risques des opérations.
Toute exploitation qui ne satisfait pas les exigences de la catégorie ouverte entre dans la catégorie spécifique, soumise à déclaration préalable ou autorisation par la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) en fonction des conditions d’utilisation. Cette seconde catégorie regroupe plutôt les usages professionnels, mais pas uniquement.
Le guide des usages de loisir et professionnels simplifiés des aéronefs sans équipage à bord en catégorie ouverte détaille les conditions d’exploitation des drones en catégorie ouverte. Les drones de cette catégorie sont ainsi classifiés (CO à C4) en fonction de plusieurs critères. La masse de l’aéronef constitue ainsi un élément déterminant de cette classification.
Dans la perspective de la coupe du Monde de rugby, il vous faut avant tout retenir que :
Les conditions de l’exploitation d’un drone en catégorie spécifique sont détaillées dans le guide des usages des aéronefs sans équipage à bord en catégorie spécifique. Outre les conditions applicables aux drones exploités en catégorie ouverte, le télépilote d’un appareil exploité en catégorie spécifique doit notamment effectuer une déclaration préalable, ou une demande d’autorisation auprès de la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC), et avoir suivi une formation spécifique.
Le non-respect de la réglementation en vigueur peut, selon la gravité des faits, relever d’une infraction délictuelle ou contraventionnelle.
Est ainsi par exemple puni de six mois d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende le fait pour le télé-pilote de survoler, par maladresse ou négligence, une zone du territoire français en violation d'une interdiction (art. L6232-2 du Code des transports).
Outre ces sanctions, le contrevenant risque la neutralisation et/ou la confiscation du drone par les forces de sécurité intérieure.
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