Dans les Pyrénées, gendarmes et agents du Parc national collaborent pour traquer les drones

  • Par la lieutenante Floriane Hours
  • Publié le 06 janvier 2023
Un gendarme de la brigade de gendarmerie des transports aériens de Pau se trouve dans le cirque d'Anéou avec un aéroscope (une sorte de valise contenant un détecteur capable de détecter les drones). Il est en tenue de gendarme avec un bonnet noir.
© BGTA PAU

Pour la toute première fois, ce mercredi 28 décembre, les gendarmes de la brigade de gendarmerie des transports aériens de Pau et les agents du Parc national des Pyrénées ont réalisé un contrôle coordonné ciblé sur le respect de la réglementation aérienne dans le cirque d’Anéou, situé au sud de Pau, sur la commune de Laruns.

Situé dans les Pyrénées, à moins de 5 km de la frontière espagnole, le cirque d’Anéou, perché à 1 700 m d’altitude, est un plateau montagneux particulièrement apprécié des visiteurs et des familles pour ses activités accessibles à tous les niveaux (marche, ski de randonnée, luge, etc.). Un lieu protégé et intégré dans le Parc naturel de Pyrénées, qui accueille également de nombreuses espèces d’animaux sauvages, dont une multitude d’oiseaux protégés. Pour préserver cet écosystème et garantir la sécurité des usagers de la montagne, le Directeur du Parc National des Pyrénées a pris en 2018, un arrêté interdisant le survol de la zone aux aéronefs volant à moins de 1 000 m d’altitude (soit un peu plus de 3000 pieds) et aux drones. Une interdiction qui, au vu des lieux particulièrement dégagés, de leur beauté et de la facilité d’accès à la zone, est régulièrement mise à mal.

Localiser, identifier, contrôler

Pour faire respecter cette interdiction, la Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de Pau, en charge du respect de la réglementation aéronautique, a organisé, pour la toute première fois sur le secteur, en collaboration avec le Parc national des Pyrénées, une opération de contrôle. Positionnés sur un point haut du cirque, offrant une vue dégagée sur la vallée, les gendarmes et les agents ont pu effectuer une surveillance efficace du site, afin de repérer d'éventuels engins. Dès lors qu’un aéronef est détecté, le travail des gendarmes est de calculer, de mesurer et d’évaluer son altitude et sa trajectoire, afin de déterminer si le pilote est en infraction. Le cas échéant, les gendarmes se rendent sur le lieu d'atterrissage de l’engin pour contrôler son propriétaire et, si nécessaire, le verbaliser. Concernant les drones, l’objectif est non seulement de localiser l’engin, mais également, et surtout, son télépilote. Les gendarmes de la BGTA et les agents vont alors se rendre sur place pour analyser la nature et l’utilisation faite du drone et, si besoin, procéder à une verbalisation.  

© BGTA PAU

Des moyens techniques indispensables

Pour réaliser ces actions, la BGTA s’est dotée, de deux outils devenus indispensables : un aéroscope et des jumelles télémétriques. Semblable à une petite valise noire, l’aéroscope, acquis par l’unité en 2022, permet aux gendarmes de détecter les drones et de localiser rapidement le télépilote. Les jumelles télémétriques, exploitées depuis environ 7 ans, sont également une aide précieuse pour les militaires. Utilisées depuis un point haut, elles sont en effet capables de définir avec précision la hauteur à laquelle se trouve un aéronef. En parallèle des contrôles et de l’observation, les gendarmes et les agents du Parc national ont également fait de la prévention auprès des usagers.

Ce mercredi 28 décembre, lors de l’opération, aucun drone n’a été détecté dans la zone contrôlée et aucun survol d’aéronef n’a été observé. Néanmoins, au vu de la fréquentation et du nombre croissant de signalements faits par les personnels du Parc national, la gendarmerie, en collaboration avec ces derniers, compte bien renouveler le dispositif plusieurs fois par an.

© BGTA PAU

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