Signature du protocole Village des blessés entre la gendarmerie et l’armée de Terre
- Par le commandant Céline Morin
- Publié le 02 novembre 2022
Le major général de la gendarmerie nationale et son homologue de l’armée de Terre ont signé, ce mercredi 2 novembre, un protocole cadrant la contribution de la gendarmerie au futur Village des blessés, en construction sur le site du CNSD (Centre National des Sports de la Défense), à Fontainebleau.
Initialement destiné à l’accueil des sportifs handicapés lors des Jeux paralympiques de Paris 2024, le projet de Village des blessés, porté le ministère des Armées, et plus particulièrement par l’armée de Terre, aura vocation, à l’issue de ces jeux, à accueillir les blessés militaires sur le site du CNSD, à l’occasion de stages s’inscrivant dans le dispositif interarmées de Reconstruction des blessés par le sport (RBS).
Le général de corps d’armée (GCA) Bruno Jockers, major général de la gendarmerie nationale, et le GCA Patrice Quevilly, major général de l’armée de Terre, ont signé, ce mercredi 2 novembre, un protocole cadrant la gouvernance et les dispositions financières relatives à ce projet.
Cette infrastructure, financée dans le cadre d’un partenariat public-privé auquel participe la gendarmerie, offrira ainsi aux militaires blessés, porteurs d’une invalidité ou de séquelles durables, accompagnés de leurs familles, un cadre approprié pour permettre des activités de reconstruction par le sport. Elle facilitera également l’accès à la haute performance sportive pour les blessés militaires qui le peuvent et qui le souhaitent. Enfin, elle permettra de favoriser le retour à un plein emploi opérationnel des militaires se relevant d’une incapacité temporaire due à une blessure non invalidante.
Pour la gendarmerie, qui enregistre chaque année près de 7 600 blessés (physiques et psychiques) en service, dont une centaine participe tous les ans à des stages de RBS, le Village des blessés sera l’opportunité de redimensionner le parcours d’accompagnement et de reconstruction associant les familles, mais aussi de renforcer et de densifier l’offre de stages actuelle avec celle qui sera proposée sur le nouveau site.
Cette infrastructure pourra également permettre d’étudier de nouvelles possibilités d’accompagnement des personnels, comme la création d’un « sas blessés GN » systématique dans les semaines suivant la blessure en service, l’organisation de stages spécifiques à la suite d’événements particulièrement traumatisants, ou encore au profit des populations particulièrement exposées au risque de stress post-traumatique.
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