Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur dans l’Oise en soutien aux forces de l’ordre
- Par le commandant Céline Morin
- Publié le 09 avril 2021
Le Premier ministre, Jean Castex et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin se sont rendus dans l’Oise, ce lundi 5 avril, en début de soirée, afin d’apporter leur soutien aux policiers de Creil et aux gendarmes de Méru, après plusieurs jours de tensions dans ces deux communes, entre les forces de l’ordre et des bandes de jeunes.
Ce lundi 5 avril, en début de soirée, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur se sont tout d’abord rendus au commissariat de Creil, afin d’apporter leur soutien aux policiers, après plusieurs nuits de tension opposant les forces de l’ordre à des bandes de jeunes. Au cours des affrontements, deux policiers ont été légèrement blessés.
« Un indéfectible soutien et davantage de moyens : c’est ce que la République doit à ceux qui la protègent. Aux policiers de Creil qui ont été la cible d’actes inqualifiables, je suis venu adresser un message simple : force restera à la loi. Notre détermination est totale », a affirmé à cette occasion Jean Castex.
Soutien aux gendarmes de Méru après des épisodes de violences urbaines
Accompagné de Gérald Darmanin, il s’est ensuite déplacé à Méru, à une quarantaine de kilomètres de Creil, où là aussi les gendarmes ont dû faire face à des épisodes de violences urbaines qui ont commencé dès le jeudi 1er avril, sur fond de querelle amoureuse nécessitant l’intervention des militaires.
Les événements ont pris de l’ampleur jusqu’à atteindre un degré de violence marqué dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 avril, au cours de laquelle près d’une centaine de tirs de mortier ont visé les gendarmes.
En présence de la préfète, de la procureure de la République et de plusieurs militaires, le commandant du groupement de l’Oise et le commandant de la compagnie de Méru ont dressé un rapide point de situation aux deux ministres, qui ont ensuite pu échanger librement avec les gendarmes. Une délégation restreinte au regard des mesures sanitaires, mais représentant néanmoins l’ensemble des unités engagées : la compagnie et le peloton de surveillance et d’intervention gendarmerie (PSIG) de Méru, la compagnie de Chantilly, représentée par l’un de ses maîtres de chien, la brigade de recherches de Méru, mobilisée sur les enquêtes judiciaires découlant de ces événements, et l’escadron de gendarmerie mobile des Monts-d’Aunay, rapidement venu en renfort.
À cette occasion, le ministre de l’Intérieur a notamment évoqué le travail en cours visant à contrôler le commerce des mortiers.
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