Des millions d'euros de préjudice : un réseau de faux arrêts de travail démantelé
- Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
- Publié le 15 mai 2026, mis à jour le 15 mai 2026

L'Office central de lutte contre le travail illégal a mené une enquête sur une fraude à l'Assurance Maladie, aboutissant à l'arrestation de sept personnes. Des criminels utilisaient Snapchat pour recruter des assurés et arnaquer l'agence publique. Le détournement serait de 3,5 millions d'euros.
Un réseau soupçonné d'avoir détourné 3,5 millions d'euros à l'Assurance Maladie a été démantelé grâce à une enquête conduite par l'Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI). France info affirme que 1 200 assurés de Seine-Saint-Denis (93) ont été recrutés sur le réseau social Snapchat pour profiter de l'arnaque, recevant un kit pour toucher les indemnités journalières.
« Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l'Assurance Maladie», affirme le général José Montull, chef de l'OCLTI. Le général souligne auprès de la radio que les chefs du réseau récupéraient par la suite « 60 % du montant des indemnités perçues ».
Des identités de médecins usurpées
Sept têtes pensantes ont été arrêtées et placées en garde à vue. France info note que les arrêts de travail fictifs étaient de longue durée (100 jours). Certains assurés ont ainsi pu percevoir jusqu'à 7 000 euros de la part de l'Assurance Maladie. Pour réaliser ces arrêts, les criminels ont usurpé l'identité de plusieurs médecins.
Le parquet de Bobigny assure auprès du média que « les investigations se poursuivent ».
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