Piratage de flux IPTV Noos+ : démantèlement d’une structure criminelle par l’UNCyber

  • Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
  • Publié le 05 juin 2026, mis à jour le 05 juin 2026
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L'opération a été une réussite grâce à une coopération entre les forces de l'ordre belges et françaises (crédit photo : UNCyber / UNPJ).

L’Unité nationale cyber a mené une opération judiciaire d’une ampleur inédite visant une organisation criminelle spécialisée dans l'IPTV illégale, Noos+. Celle-ci aurait encaissé illégalement plus de 12 millions d'euros sur cinq ans. La plateforme est désormais inopérante.

Le 2 juin 2026, dans le cadre d’une enquête dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité J3 du parquet de Paris, les cyberenquêteurs de l’Unité nationale cyber (UNCyber, service de l'Unité nationale de police judiciaire) ont conduit une opération judiciaire contre une organisation criminelle proposant à la vente une solution illégale de piratage de flux IPTV, appelée Noos+.

Cette action, coordonnée en France et en Belgique, a permis de mettre un terme à l’activité de Noos+, qui proposait un accès frauduleux à des chaînes de télévision payantes et à des contenus de vidéo à la demande (VOD) à des tarifs particulièrement attractifs.

1,4 million d'euros d'avoirs saisis

En coopération étroite avec le parquet de Paris, plusieurs membres de la structure criminelle ont été interpellés. Les flux de diffusion illicites ont été stoppés. L'opération a permis la saisie de 20 serveurs hébergeant la solution en France et en Europe, ainsi que de près de 1,4 million d’euros d’avoirs criminels : cryptomonnaies, avoirs bancaires, numéraire et biens de valeur.
Les bénéfices générés par cette activité sont estimés à plus de 12 millions d’euros sur les cinq dernières années.

Cette affaire illustre l’engagement quotidien des enquêteurs de la Gendarmerie nationale affectés à l’UNCyber dans la lutte contre les formes les plus structurées et lucratives de cybercriminalité. Au-delà de l’atteinte portée aux ayants droit et aux acteurs économiques concernés, ces réseaux criminels s’appuient sur des infrastructures techniques complexes et des mécanismes de blanchiment sophistiqués qui nécessitent des capacités d’investigation de haut niveau.

Lire aussi : « Record des violations de données personnelles : "Tout le monde est une cible potentielle" (VIDÉO) »

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