Cold cases : objectif élucidation (L'Essor)

  • Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
  • Publié le 09 juillet 2025, mis à jour le 10 juillet 2025
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La Diane regroupe des enquêteurs pour résoudre les affaires non élucidées et complexes (crédit photo : PJGN).

Le Plateau d'investigation des affaires non élucidées (Piane) est l'une des réussites du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale. L'Essor de la gendarmerie s'est penché sur la complémentarité des savoir-faire des enquêteurs et des experts mobilisés pour résoudre des dossiers complexes.

Dans son numéro de juillet-août, L'Essor de la gendarmerie a réalisé un dossier sur les cold cases, des enquêtes complexes « mises de côté, faute de résultats, de temps et de moyens ». Le magazine s'est intéressé aux enquêteurs du Service central de renseignement criminel (SCRC) et aux experts de l'Institut de recherche criminelle (IRCGN), qui refusent que ces affaires soient abandonnées, en reprenant « les investigations sous un nouvel angle d'attaque ». Le SCRC et l'IRCGN sont deux services intégrés au sein du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale (le PJGN), celui-ci étant « l'une des figures de proue de ce combat ». En effet, grâce à la combinaison des compétences du SCRC et de l'IRCGN, le PJGN a créé un plateau dédié aux affaires non élucidées, le Piane. « Le Piane fédère et coordonne l'action de la gendarmerie en matière criminalistique pour les dossiers complexes », ajoute L'Essor de la gendarmerie.

Interviewée, la lieutenante-colonelle Hélène Charrel, chef du Département analyses génétiques de l'IRCGN, souligne que « les méthodes des années 2000 sont différentes » de celles d'aujourd'hui. « En 20 ans, il y a eu énormément d'avancées, notamment dans le domaine de la génétique », précise-t-elle. L'une des grandes évolutions : le rôle clé de l'ADN de parentèle, une technique ayant notamment permis la résolution de l'Affaire médiatique Élodie Kulik. La technologie numérique est aussi un nouvel atout pour la résolution des affaires.

300 dossiers traités au sein de la Diane

L'Essor a aussi mis en lumière la Division des affaires non élucidées (Diane) du SCRC, l'une des composantes du Piane. Opérationnelle depuis 2022, elle a déjà traité plus de 300 dossiers. Également interrogée par la revue, la lieutenante-colonelle Marie-Laure Brunel-Dupin, commandant la Diane, détaille les origines de sa création et son organisation autour de deux entités : le Département des sciences du comportement et le Département d'investigations et d'appuis aux enquêtes complexes, disposant de 25 gendarmes dont des psycho-criminologues, tous officiers de police judiciaire.

Marie-Laure Brunel-Dupin explique que la Diane joue aussi un rôle « d'appui et de conseil auprès des unités d'enquête, en réalisant à leur profit des auditions particulières, comme des entretiens cognitifs et de l'analyse comportementale ».

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