Affaire Élodie Kulik : le rôle clé de l'ADN de parentèle (Interview)
- Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
- Publié le 31 mars 2025, mis à jour le 31 mars 2025

Le colonel Emmanuel Pham-Hoai s'est exprimé sur France inter au sujet de l'affaire Élodie Kulik, une femme de 24 ans tuée en 2002. En 2010, alors capitaine de gendarmerie, il a l'audace d'utiliser une technique pratiquée aux États-Unis : l'ADN de parentèle. Cela a débouché sur l'identification d'un suspect.
France inter a enquêté sur le sujet de la généalogie génétique, notamment dans la résolution des cold cases. La radio a interviewé le colonel Emmanuel Pham-Hoai, actuellement chef de la Division criminalistique identification humaine de l'Institut de recherche criminelle (IRCGN). En 2010, en tant que capitaine de gendarmerie, il a relancé l'enquête concernant le viol et le meurtre en 2002 d'Élodie Kulik, une jeune femme de 24 ans. Emmanuel Pham-Hoai a fait le pari d'une technique utilisée aux États-Unis : la recherche en parentèle à travers l'ADN.
« Je m’aperçois que le seul élément qui a survécu au temps, c’est l’ADN. Le suspect n’étant pas fiché, je me demande comment je peux remonter jusqu’à lui », explique-t-il.
L'ADN de parentèle permet en effet de chercher non pas directement le suspect... mais ses parents. Le père de l'un des agresseurs d'Élodie Kulik étant fiché, son fils a ainsi été identifié grâce à l'ADN retrouvé sur la scène. Un pari gagnant alors que des obstacles pouvaient empêcher la résolution de cette affaire.
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