Point d’étape sur le projet EU-Patrols à la DCIS

  • Par Léopold Dubois
  • Publié le 23 octobre 2025, mis à jour le 14 avril 2026
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Vendredi 17 octobre 2025, la Direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS) a organisé une journée sur le projet européen EU-Patrols, qu’elle porte depuis 2022. Ce projet, cofinancé par l’Union européenne (U.E.) via le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI), consiste à intensifier la coopération transfrontalière en constituant des patrouilles conjointes entre pays membres de l’U.E. Lors de cette journée, les représentants des six partenaires du projet ont participé à des tables rondes pour faire connaître le dispositif et établir un bilan de quatre années de coopération.

Les six partenaires du projet européen EU-Patrols se sont retrouvés vendredi 17 octobre 2025 au sein de la Direction de la coopération internationale de sécurité (DCIS), pour faire un point d’étape, presque quatre ans après la signature. Les représentants de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), de la Direction générale de la police nationale (DGPN), de la Préfecture de police de Paris (P.P.), de la Police nationale croate (MUP) et de la Police de sécurité publique du Portugal (PSP) ont contribué à la riche programmation de cette journée destinée à mettre en lumière ce dispositif qui simplifie l’organisation de patrouilles conjointes.

Une présentation exhaustive du projet

Devant la centaine de participants réunis pour l’occasion, l’équipe du projet EU-Patrols a rappelé la genèse du projet qui a débuté en 2022. S’inscrivant comme un approfondissement des « décisions Prüm » de juin 2008, ce projet cofinancé par l’U.E. encadre et renforce la coopération transfrontalière européenne afin de lutter contre la criminalité organisée et le terrorisme grâce à l’organisation de patrouilles conjointes entre les forces de sécurité intérieure des pays membres de l’Union européenne. Ces patrouilles, au contact du public, permettent de rassurer la population tout en ciblant plus efficacement les délinquants venus de toute l’U.E.

Les participants ont ensuite pu suivre des tables rondes sur les différents volets du projet, de l’organisation initiale jusqu’au retour des agents dans leurs pays. Un focus particulier a été fait sur la plateforme numérique « EUPA », outil mis en place dans le cadre du projet pour faciliter la demande de renforts européens et s’assurer du suivi des dépenses dans le cadre du cofinancement par l’U.E.

Un retour du terrain positif

Entre les tables rondes, des patrouilleurs français, croates et portugais ont témoigné sur leur séjour. La gendarme Margaux est ainsi partie un mois en Croatie en juillet 2025 dans le cadre des patrouilles européennes. « C’est important de pouvoir échanger avec d’autres polices sur nos méthodes », considère-t-elle. 

Ce dispositif a aussi été mis en place lors d’événements de grande envergure. Il a ainsi contribué à la sécurisation de « L’Armada » à Rouen et de la Coupe du Monde de Rugby en 2023, des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de Paris en 2024 et, plus récemment, de la 3e Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC-3) à Nice cet été. « Ces patrouilles au contact du public ont prouvé leur efficacité », souligne le major Xavier, membre de l’équipe EU-Patrols, qui relate notamment une saisie de stupéfiants réalisée par une patrouille de policiers français et espagnols au Stade de France durant les JOP de Paris.

Tout au long de la journée, des vidéos ont aussi présenté les différentes spécialités déployées dans le cadre des patrouilles européennes : cavaliers, équipes cynophiles, lutte anti-drones... Grâce au projet EU-Patrols, la France a notamment bénéficié durant les JOP de Paris de l’aide de deux équipes cynophiles croates employées pour la recherche d’explosifs et la sécurisation des stades.

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