La France prend la présidence du High Risk Security Network pour deux ans
- Par la rédaction du site Gendarmerie nationale
- Publié le 02 mars 2026, mis à jour le 02 mars 2026
La cérémonie de transmission de la présidence s’est déroulée à Lisbonne le 12 février 2026, en présence du général de corps d’armée Lionel Lavergne, Directeur des opérations et de l’emploi (DOE), qui a symboliquement reçu de son homologue le fanion HRSN au nom du Directeur général de la Gendarmerie nationale.
Le 1er mars 2026 marque le début officiel de la présidence française du High Risk Security Network (HRSN), à la suite du Portugal. Pour une durée de deux ans, jusqu’à fin février 2028, la Gendarmerie nationale animera, au nom de la France, ce réseau de coopération dédié aux enjeux de sécurité à haut risque.
Créé en 2017, à la suite des attentats terroristes perpétrés sur notre continent, dans le cadre du plan d’action de l’Union européenne pour améliorer la protection des espaces publics, le High Risk Security Network (HRSN) est un réseau qui réunit 39 forces de police représentant 23 États membres de l’Union européenne (U.E.) et sept pays non membres de l’U.E. qui y participent avec un statut d’observateur (le Royaume-Uni, les États-Unis, la Norvège, le Ghana, le Sénégal, le Kenya et l’Ukraine).
Financé par le Fonds pour la sécurité intérieure (FSI), le HRSN est une branche de la Direction générale de la migration et des affaires intérieures (DG HOME) de la Commission européenne. Son objectif principal est « d’améliorer la sûreté et la sécurité dans les espaces publics européens » tout en préservant « leur caractère ouvert et inclusif » et « en évitant de restreindre leur usage quotidien pour les interactions sociales et la vie collective ». « Il cherche également à réduire les vulnérabilités, à atténuer les conséquences des attaques et à améliorer la coopération entre les intervenants », est-il précisé sur le site du réseau. Le HRSN offre ainsi « une plateforme pour des formations communes et des exercices conjoints, afin d’aider les États membres à améliorer leur niveau de préparation face aux menaces actuelles et futures, et à renforcer leur capacité de réaction en cas d’attaque. »
Depuis le 1er mars 2026, succédant au Portugal et à la Garde nationale portugaise, la France assure la présidence du HRSN par l’intermédiaire de la Gendarmerie nationale, qui sera donc chargée d’animer le réseau pour les deux prochaines années. La cérémonie de transmission de la présidence s’est déroulée à Lisbonne le 12 février 2026, en présence du général de corps d’armée Lionel Lavergne, Directeur des opérations et de l’emploi (DOE), qui a symboliquement reçu de son homologue le fanion HRSN au nom du Directeur général de la Gendarmerie nationale.
Concrètement, cette dynamique sera impulsée par le secrétariat général du HRSN, assuré par le général de division Éric Lamiral, chargé de mission à la DOE, par le colonel Laurent Texier ainsi que par les adjudants Sébastien J. et Youssef T., de la Garde républicaine.
Deux priorités ont été fixées dans le cadre de cette présidence française. La première consiste à renforcer la dimension opérationnelle de ce réseau, historiquement conçu comme un club de réflexion permettant l’échange de bonnes pratiques et la conduite d’études prospectives. Il s’agira donc, pour la Gendarmerie nationale, à travers le secrétariat général, de développer le « pool & sharing », c’est-à-dire la mise à disposition par des pays membres de moyens rares et spécialisés, tels que des équipes de lutte anti-drones ou des équipes cynophiles dédiées à la détection d’explosifs, afin de renforcer une force de police membre confrontée à la sécurisation d’un événement de grande ampleur.
La seconde priorité vise à élargir le cercle des membres du HRSN en encourageant l’adhésion du Luxembourg, de la Croatie, de la Slovénie et de la Finlande, laquelle viendrait achever la représentativité de tous les États membres de l’U.E.
Enfin, la présidence française s’est également fixé pour objectif d’organiser, au printemps 2027, un exercice d’ampleur permettant de simuler les premières réactions à une attaque terroriste dans un espace public. Cette séquence opérationnelle permettra de restituer les travaux conduits par les cinq groupes de travail mis en place au sein du réseau, consacrés à l’évaluation de la menace, aux drones et à la lutte anti-drones, aux primo-intervenants, à l’analyse prédictive du comportement des foules ainsi qu’à la coordination et aux mesures de sécurité.
Cet engagement important de la Gendarmerie nationale témoigne de son implication dans la coopération multilatérale européenne de sécurité ainsi que de l’expertise qui lui est reconnue grâce aux savoir-faire opérationnels de ses personnels.
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