Une structure humaine et des technologies au service de la justice et de la vérité

La DCBG compte soixante-dix personnels militaires et civils appréhendant avec la plus grande rigueur l'ensemble du dispositif d'alimentation du fichier des empreintes génétiques. C'est ainsi que pour l'année 2020, la DCBG totalise près de 130 000 analyses individus, 60 000 analyses traces issues de scènes d’infractions et a été sollicité pour mener des expertises génétiques sur près de 800 dossiers criminels.

Un processus analytique soumis à des normes d'assurance qualité

           

Le laboratoire travaille sur réquisition des officiers de police judiciaire ou sur ordonnance de commission d'experts des magistrats uniquement. Avant toute analyse, la conformité légale de chaque demande est scrupuleusement vérifiée et la traçabilité de chaque échantillon est assurée par un identifiant unique (code-barres) qui sera attribué au profil génétique déterminé pour enregistrement au FNAEG.

           

Parce que l’ADN est une molécule ubiquitaire, c'est aussi l'ennemi du laboratoire. Toute contamination par de l’ADN humain exogène condamnerait le processus analytique. C'est pourquoi, à l'instar des personnels hospitaliers qui traquent les maladies nosocomiales, les personnels de laboratoire préviennent les contaminations par un ADN humain exogène en procédant aux analyses génétiques dans des conditions strictement contrôlées. L’installation des laboratoires confinés et l'acquisition d'appareils performants et contrôlés, à toutes les étapes, permettent la détermination de profils génétiques dans des conditions répondant aux critères définis par les normes d'assurance qualité applicables à ce domaine d’expertise.

 

Formation, Innovation

 

Outre sa mission d'expertise génétique, la DCBG contribue à la formation des enquêteurs et des techniciens en identification criminelle (TIC) départementaux et, d'une façon générale, à celle de tous les acteurs de la chaîne criminalistique impliqués dans la collecte de traces biologiques. Des échanges d'information et de sensibilisation au profit de la magistrature sur les problématiques et l'utilisation de l'empreinte génétique comme preuve pénale sont réguliers. Ce service représente également la Gendarmerie dans un grand nombre d'instances où les échanges techniques sont riches. Elle participe plus particulièrement aux travaux en cours sur la mise en place des échanges internationaux de base de données ADN, destinés à lutter efficacement contre la délinquance transfrontalière ainsi qu'à l'amélioration des dispositifs de prélèvement, d'analyse et de conservation de l’ADN.

 

Enfin, parce que les sciences ne sauraient se satisfaire d'un état statique, elle assure une veille technologique qui lui permet d'adapter ses pratiques et de maintenir un haut niveau de performance, particulièrement en réponse aux affaires judiciaires les plus complexes.

 

 

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