Deux gendarmes et un vélo au profit de la lutte contre le cancer

  • Par Doria Belkacemi
  • Publié le 28 avril 2024
Deux gendarmes à vélo sur les bords du lac d'Annecy
© D.R

Au cœur de l'engagement et de la solidarité, l'adjudante Émilie, du Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de Thonon-les-Bains, et le gendarme Guillaume, du Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) de Dijon, ont monté un projet caritatif d'exception. Ils s'apprêtent en effet à parcourir six étapes à vélo, du 25 au 30 mai 2024, pour récolter des fonds en faveur de la lutte contre le cancer du sein. Un périple qui s'achèvera à la direction générale de la gendarmerie nationale, à Issy-les-Moulineaux, après avoir traversé Lyon, Dijon, Chaumont, Troyes et Melun.

À 35 ans, gendarme depuis 16 ans, l’adjudante Émilie, du Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), est bien plus qu'une membre des forces de l'ordre. Touchée par la maladie de sa mère, elle s’implique en effet depuis des années dans la lutte contre le cancer du sein.

Cette année, la jeune femme et son compagnon de route, le GND Guillaume, 28 ans, du Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) de Dijon (Côte-d'Or), ont voulu mettre leur amitié et leur passion sportive au service de cette noble cause.

L'idée a germé il y a environ dix mois, lorsque les deux amis ont décidé de transformer leur défi sportif annuel en un projet caritatif : « Ce fut assez logique et naturel pour nous de se lier pour ce projet. On se connaît et on se complète ! », déclare l’adjudante.

Voit ainsi le jour un challenge à vélo, en totale autonomie, reliant Annecy à Paris, avec des étapes prévues dans des régions et unités de gendarmerie spécifiques, pour rallier les forces de l'ordre, fédérer et sensibiliser au maximum afin de récolter des fonds.

Parcourir beaucoup en peu de temps, avoir une totale autonomie ainsi qu’un engagement écologique, sont les raisons qui les ont poussés à choisir le vélo !

Des étapes pleines de sens

L'équipe fera escale à Lyon, Dijon, Chaumont, Troyes et Melun, avant de rejoindre Paris, ou plutôt Issy-les-Moulineaux, où ils seront accueillis par à la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN). Chaque arrêt est soigneusement planifié pour leur permettre de rencontrer des gendarmes locaux, échanger, les inciter à faire un bout de chemin avec eux ou à organiser leur propre défi caritatif afin de récolter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein. « Je ne pensais pas que rouler pour des bonnes causes nécessiterait autant d’administratif et d’organisation ! », note toutefois la militaire.

Objectifs et défis

L'objectif principal est donc de collecter des dons destinés à la recherche contre le cancer du sein. Un axe prioritaire pour l’adjudante Émilie : « J’ai bien insisté sur le fait que les dons doivent bénéficier à la recherche et non à l’amélioration de la qualité de travail des chercheurs. »
Grâce au partenariat noué avec le Comité de dépistage du cancer du sein basé en Savoie, les deux gendarmes bénéficient de ses contacts et son aide afin de rendre visite à des centres de cancérologie. Des visites et des rencontres avec des médecins sont ainsi programmées à Lyon, au centre Léon Berard, ainsi qu’à l'institut Curie à Paris.

Soutien et sensibilisation

Le départ de ce périple, pour lequel les deux gendarmes bénéficient d’un don du département de Haute-Savoie pour les besoins logistiques, sera marqué par la présence de la presse. Afin de susciter l'adhésion de leurs camarades et du grand public, ils partageront tout au long de leur périple des récits visuels de leur aventure. À cette fin, une page Facebook "A Vélo Pour la Recherche" a été créée, sur laquelle des vidéos, vlogs et photos seront publiés. Une cagnotte sera également mise en place pour recueillir des dons.

« Humanité, générosité et sport »

Au-delà de la distance et de la performance, cette expédition est avant tout une aventure humaine. Les deux gendarmes décrivent leur projet en trois mots : « humanité, générosité et sport », soulignant que « les plus belles étapes ne seront pas forcément les plus grandes, mais les plus symboliques. »
« Nous aimerions dire aux personnes touchées de près ou de loin par la maladie qu’elles ne sont pas seules. Nous sommes très fiers de prêter nos jambes pour récolter des fonds pour aider la recherche, c’est notre moyen à nous de les aider dans ce combat », insistent les deux militaires.
Touchés par cette cause, ils espèrent que cette première aventure à vélo sera le début d'une série d'initiatives similaires pour d'autres causes : « Un test grandeur nature ! »

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