L’UNPJ, un « régiment de spécialistes de la police judiciaire » (VIDÉO)
- Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
- Publié le 24 novembre 2025, mis à jour le 08 janvier 2026

Le général Sylvain Noyau a présenté sur Cnews les objectifs de l’Unité nationale de police judiciaire. Face à une « délinquance de plus en plus violente », cette nouvelle structure de la Gendarmerie nationale veut lutter efficacement contre la criminalité organisée.
Invité le 21 novembre 2025 sur Cnews, le général de division Sylvain Noyau, commandant de l’Unité nationale de police judiciaire (UNPJ), a souligné les ambitions de cette nouvelle entité de la Gendarmerie nationale. Créée au 1er septembre 2025, l’UNPJ vise en premier lieu à « mieux lutter contre la criminalité organisée », une menace qu’il qualifie de « croissante ». Le général décrit l’UNPJ comme « un régiment de spécialistes de la police judiciaire [avec des] spécialistes dans le renseignement criminel, dans l’investigation telle que la cybercriminalité, [ou dans la] criminalistique ».
Parmi ses missions, l’UNPJ doit « animer et coordonner au niveau national la lutte contre la criminalité organisée » et « appuyer les unités sur le terrain en leur apportant des compétences et des expertises au niveau national ».
L’UNPJ incarne aussi une police judiciaire « rénovée », s’appuyant sur le renseignement criminel pour « connaître parfaitement l’état de la menace » et avoir une « compréhension des groupes criminels » opérant internationalement et disposant d’une « puissance financière considérable ». Le général révèle que ces organisations infiltrent l’économie légale, en raison de « la nécessité de blanchir tout cet argent ».
La méthode offensive de l’UNPJ
La méthode de l'UNPJ repose sur une action d’initiative, « sans attendre l’événement » : « Plutôt que partir du crime pour arriver aux criminels, on part des groupes criminels pour arriver jusqu’au crime. » « C’est un travail offensif et d’innovation. », explique-t-il. L’UNPJ doit servir, selon le général, « d’incubateur pour toute la gendarmerie afin qu’elle adopte cette manière de travailler », qu’il juge comme « la plus adaptée pour lutter contre la criminalité organisée ».
Martelant que la France fait face à une criminalité organisée « croissante » et « protéiforme », il ajoute que celle-ci est « irriguée par les trafics de produits stupéfiants (…) avec une violence banalisée (…), une délinquance de plus en plus violente ». Sylvain Noyau affirme qu’« il y a une détermination pour lutter contre cette criminalité organisée, notamment contre les trafics de stupéfiants ». Parmi les innovations : la lutte renforcée contre le blanchiment, afin « que le crime ne paie plus ».
Il note que le narcotrafic ne touche plus simplement les grandes villes et les cités, « mais tout le territoire national ». Il l’illustre par un rapport du Sénat selon lequel huit communes sur dix seraient concernées. Si des zones rurales peuvent être « sous l’influence des grandes villes », des départements « agricoles », à l’image du Gers, sont également atteints avec, parfois, « des scènes spectaculaires et dramatiques de règlements de compte ».
Il rappelle que la gendarmerie a démantelé « 8 000 trafics depuis le début de l’année », c’est-à-dire « un trafic de stupéfiants démantelé chaque heure ».
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