Résoudre des crimes non élucidés grâce à la généalogie génétique : bientôt une réalité ?
- Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
- Publié le 03 décembre 2025, mis à jour le 03 décembre 2025

Dans le but d'élucider des crimes non résolus, le ministre de la Justice Gérald Darmanin souhaite autoriser l'utilisation des tests génétiques récréatifs, réalisés de manière illégale par des millions de Français. TF1 a enquêté et interviewé l'expert Francis Hermitte, lieutenant-colonel à l'IRCGN.
La France suivra-t-elle le chemin des États-Unis, en autorisant la justice et les forces de l'ordre à étudier les bases de données de sociétés privées qui collectent l'ADN de particuliers ?
Lors du journal de 20 heures, TF1 a diffusé son enquête consacré à la généalogie génétique. La méthode ? Comparer les traces d'ADN retrouvées sur une scène de crime aux bases de données d' entreprises privées qui offrent, contre rémunération, des tests aux individus souhaitant en savoir plus sur leurs origines.
Les tests ADN dits « récréatifs », pourtant interdits en France, auraient été réalisés par près de deux millions de citoyens, qui envoient ainsi leurs données génétiques à des sites étrangers.
Une évolution majeure dans les enquêtes ?
Interviewé, le lieutenant-colonel Francis Hermitte, chef de la Division criminalistique biologie génétique de l'Institut de recherche criminelle (IRCGN) de l'UNPJ, confirme qu'avec ce type de technologie, « le pouvoir de rapprochement est beaucoup plus puissant que ce que l'on utilise actuellement (...) permettant d'aller plus loin, c'est-à-dire de remonter jusqu'à des cousins et jusqu'à la cinquième génération ».
Si la généalogie génétique peut donner de l'espoir aux victimes, elle reste interdite en France pour certaines questions, notamment d'éthique. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a proposé ce recours dans le cadre d'une loi en janvier, afin de résoudre les crimes les plus graves. L’utilisation de cette technique sera, selon le ministre, « strictement encadrée par la loi (...) et décidée sous le contrôle du juge ». « Aujourd’hui, il y a une trentaine d’affaires au pôle “cold case” qui trouveraient une réponse si nous acceptons la généalogie génétique », avait-il déclaré à la presse fin octobre.
Aux États-Unis, cette approche est déjà reconnue et a permis d'élucider des affaires… ou de disculper des suspects.
Pour en savoir plus et visionner le reportage de TF1, cliquer ici.
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