Quand le projet Janus est vu comme un outil de science-fiction

  • Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
  • Publié le 25 août 2025, mis à jour le 25 août 2025
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Janus permet aux enquêteurs une immersion dans une scène de crime reconstituée numériquement et de surmonter les contraintes de conservation des lieux (crédit photo : PJGN).

Le projet Janus est l'une des dernières innovations du Pôle judiciaire, une avancée importante dans l'analyse d'une scène de crime avec l'utilisation de la réalité virtuelle. « Avec la 3D, on élucidera de plus en plus de crimes », assure le média Capital.

Dans un reportage consacré au projet Janus en août 2025, le magazine Capital a imaginé ce simulateur 3D à l'horizon 2050, qui deviendrait un outil à succès pour les enquêteurs. Déjà élaboré dans les locaux du Pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, Janus permet en effet de s'immerger en 3D grâce à la réalité virtuelle (VR) dans une scène de crime numérisée, sans risquer de l'altérer afin de tester ou confirmer des hypothèses. 

« Avec la 3D, on élucidera de plus en plus de crimes », affirme Capital. Interviewé et pilote du projet, le lieutenant-colonel Mikaël de Miras - anciennement chef adjoint de la Division criminalistique, ingénierie et numérique de l'Institut de recherche criminelle (IRCGN) - souligne s'être inspiré, avec ses équipes, « des technologies des jeux vidéo multijoueurs ». C'est d'ailleurs Janus qui est actuellement exploité dans le cadre d'iCrime dont l'IRCGN est partenaire aux côtés de la Cour d'appel de Caen et de laboratoires de recherche scientifique. 

« Malgré les avancées technologiques en matière de criminalistique, les enquêteurs, les magistrats ou les jurés restent encore trop souvent confrontés à des difficultés majeures (difficile représentation d’une scène 3D pour les jurés, scène de crime originelle altérée, impossibilité de reconstitution) lorsqu’il s’agit de reconstituer des faits sanglants, par nature complexes », explique pour The Conversation l'enseignant-chercheur d'Aix-Marseille Université et porteur du programme expérimental iCrime, David Brutin. Celui-ci annonce que plusieurs déploiements pilotes d'iCrime sont « envisagés » comme une utilisation dans les cold cases.

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