L'UNPJ, « une force de l'anticipation » face à la criminalité

  • Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
  • Publié le 25 septembre 2025, mis à jour le 25 septembre 2025
PJ0_4251+.jpg
Le général d'armée Hubet Bonneau est le directeur général de la Gendarmerie nationale (crédit photo : UNPJ).

L'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) a organisé le 24 septembre son premier séminaire de rentrée. Le directeur général de la Gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, a soutenu que l'UNPJ est l'un des outils pour démanteler les organisations criminelles.

L'Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie nationale a organisé son séminaire de rentrée, en présence notamment des commandants et chefs de division des huit offices et services* qui la composent. Durant son intervention, le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général d'armée Hubert Bonneau, a expliqué que la gendarmerie devait mettre en place des « outils pour être capable de couvrir un territoire et orienter les actions »
Dans cette optique, l'UNPJ fait partie des nouveaux outils permettant à la gendarmerie de ne pas être simplement « une force de réactivité », mais aussi une « force de l'anticipation ». L'UNPJ se donne pour mission de s’inscrire dans une « vision globale » des organisations criminelles, en apportant un « appui national » aux unités territoriales. 
 

Des structures criminelles qui fonctionnent comme des « holdings »
 

Évoquant l'exemple de l'organisation criminelle DZ Mafia, le général Hubert Bonneau a affirmé que la France faisait face à de véritables « holdings », actives dans les trafics d’armes, de stupéfiants ou le blanchiment d'argent. Elles peuvent également investir dans l'immobilier et/ou dans le milieu du rap.
Il a en outre souligné que l'UNPJ a été construite autour d'« un fil rouge : le renseignement », dans l'objectif de « casser les structures criminelles tous azimuts » qui fonctionnent non plus comme une économie souterraine mais comme « une économie parallèle »


Huit communes sur dix touchées par le trafic de stupéfiants
 

Le général de division Sylvain Noyau, commandant l'UNPJ, a ajouté que la « criminalité organisée n'épargne plus aucun territoire, avec huit communes sur dix touchées par le trafic de stupéfiants ». Il a décrit l'UNPJ comme étant un « couteau suisse disposant de multiples capacités (analystes en renseignement, enquêteurs spécialisés, experts, etc.) » et faisant office de « tour de contrôle »
Ce « modèle unique en France » repose sur la « combinaison du renseignement, de l'investigation et de l'appui notamment criminalistique ».

PJ0_4187+.jpg

Le général de division Sylvain Noyau commande l'UNPJ depuis le 1er septembre 2025 (crédit photo : UNPJ).


« La criminalité organisée recouvre une gamme d'activités extrêmement variées »
 

Invitée lors de ce séminaire, l'économiste Clotilde Champeyrache, maître de conférence au Conservatoire des arts et métiers (CNAM) et spécialisée en criminologie et en matière d’analyse des phénomènes mafieux, constate que la criminalité organisée recouvre « une gamme d'activités extrêmement variées », avec une « prolifération » d'organisations qui ne se ressemblent pas forcément. Elle précise que certaines peuvent être soit simplement dans la recherche du profit, soit dans l'acquisition du profit et du pouvoir, notamment politique, alors que d'autres ont une vocation limitée dans le temps. 
Pour la chercheuse, la « menace de la 'Ndrangheta (organisation mafieuse originaire de Calabre en Italie) pesant sur la France est sous-estimée ».
Rebondissant sur le propos de Clotilde Champeyrache, le général Sylvain Noyau a confirmé que la lutte contre la criminalité organisée ne pouvait passer que par l’adoption d'une « approche globale ».

Le directeur des opérations et de l’emploi, le général de corps d’armée Lionel Lavergne, a conclu l’événement en se satisfaisant de voir en l’UNPJ une nouvelle unité « puissante, forte, homogène et cohérente », dévoilant « l’ambition » de la gendarmerie de « restructurer » le renseignement et la police judiciaire au niveau local comme au niveau national.

 

*Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN)

Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP)

Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH)

Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI)

Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI)

Service central de renseignement criminel de la gendarmerie nationale (SCRCGN)

Unité nationale cyber (UNC)

Unité nationale d’investigation (UNI)

Contacter la gendarmerie

Numéros d'urgence

  • Police - Gendarmerie : 17
  • Pompier : 18
  • Service d'Aide Médicale Urgente (SAMU) : 15
  • Urgence Europe : 112

Sécurité et écoute

  • Enfance en danger : 119
  • Violences conjugales : 39 19
  • Maltraitance personnes âgées ou en situation de handicap : 39 77

Ces contenus peuvent vous intéresser