L'ADN dans l'enquête criminelle : « Plus les technologies progressent, et plus on est précis »
- Par la rédaction du site UNPJ - Unité nationale de police judiciaire
- Publié le 28 janvier 2026, mis à jour le 28 janvier 2026
Dans un entretien accordé au Dauphiné libéré, la chef d'escadron Audrey Gouello (IRCGN) revient sur la mutation profonde des techniques d'identification génétique. Les expertises ADN sont au cœur des stratégies d’enquête de la Gendarmerie nationale.
« "On est encore à l’âge de pierre" : où en est l’utilisation de l'ADN dans les enquêtes ? », titre Le Dauphiné Libéré. Pour répondre à cette question, le journal a interviewé Audrey Gouello, chef du Département analyses génétiques de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Selon le quotidien, elle incarne d'ailleurs «l’avenir de l’ADN dans les enquêtes ».
En pointe dans la recherche et développement sur l'ADN, l'IRCGN analyse plus de 200 000 échantillons chaque année. Plus de 40 ans après la découverte de l'empreinte génétique, la chef d'escadron rappelle l'évolution des kits de prélèvement sur le terrain permettant d'identifier un nombre plus important de marqueurs génétiques. « Plus les technologies progressent, et plus on est précis », étaye la scientifique.
« Avec l’avènement des nouvelles technologies de séquençage, on peut maintenant travailler sur des portraits-robots génétiques. On peut déterminer l’origine ethno-géographique d’un individu ou ses caractères phénotypiques extérieurs : couleur des yeux, des cheveux… », précise-t-elle par ailleurs.
L'ADN, un élément de l'enquête à manipuler avec prudence
Audrey Gouello rappelle toutefois que l'ADN « n’est qu’un des éléments de l’enquête qui va permettre sa résolution », ne livrant pas systématiquement la solution. Une réserve partagée par l'avocat Vincent Brengarth : « Je peux avoir touché un stylo quelques secondes, mis mon ADN dessus, ça ne fait pas de moi son propriétaire. »
Le journal souligne l'ambition de la chef d'escadron dans la recherche et développement autour de l'ADN. Parmi ses travaux : « La possibilité d’identifier certains fluides corporels qui ont laissé une trace ADN sur un objet, (...) ou la mise en évidence de traces de contact, voire la datation de ces traces. »
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