La brigade de Saint-Jean-Pied-de-Port sécurise les chemins de Compostelle
Située au cœur du magnifique département des Pyrénées-Atlantiques, la brigade de Saint-Jean-Pied-de-Port sécurise tout au long de la saison, de mars à octobre, les chemins de Compostelle, au départ du village et jusqu’à la traversée de la frontière espagnole au milieu des montagnes.
Les gendarmes réalisent des patrouilles pédestres ou en véhicule le long des vingt kilomètres de chemins que représente la dernière étape du célèbre pèlerinage avant le passage sur le flan espagnol. La prévention est le maître mot lors des rencontres avec les randonneurs. Le caractère sacré de ce pèlerinage rend les quelque 50 000 pèlerins annuels venus des quatre coins du monde moins méfiants qu’à l’accoutumée, alors que des randonneurs peu scrupuleux ou des « faux pèlerins » commettent régulièrement des vols dans les refuges. « Je me souviens d’un Américain qui devait avoir presque quatre mille euros en espèces. Il a laissé son sac sur son lit le temps d’aller se doucher. En revenant, tout son argent avait disparu, explique le gendarme Louis. Il ne s’est pas méfié, il ne pensait pas que quelqu’un pourrait faire ça dans le cadre d’un pèlerinage sacré. »
Les gendarmes sont régulièrement sollicités pour des randonneurs égarés. « Le début du chemin est bitumé. Au niveau de la Croix Thibault, un chemin bitumé continue côté français, tandis que le chemin à suivre devient non carrossable. Avec la fatigue et parfois le mauvais temps et une faible visibilité, quand un randonneur se perd, on sait que c’est à ce niveau-là, ce n’est pas forcément bien indiqué », reconnaît la brigadière-chef Inès.
Certains pèlerins sont aussi mal équipés pour affronter la randonnée qui les attend. « Quand on en voit partir du village en tongs ou en tee-shirt, on se doute qu’ils vont avoir un peu froid arrivés en haut, sourit le gendarme Louis. Aujourd’hui, par exemple, il fait sept degrés au niveau de la Croix Thibault, contre 18 degrés au village. Il nous arrive d’intervenir sur des cas d’hypothermie. »
Pour limiter tous ces désagréments, possibles mais heureusement rares, lors de ce pèlerinage, les randonneurs peuvent se déclarer à l’association « les amis du chemin de Saint-Jacques Pyrénées-Atlantiques » située dans la rue principale du village de Saint-Jean-Pied-de-Port, au départ de l’étape. Armée toute l’année par des bénévoles parlant plusieurs langues, l’association donne les informations relatives à la réalisation de la randonnée. Elle fait également beaucoup de prévention en matière d’équipement, d’orientation et encourage les randonneurs à faire attention à leurs effets personnels.





















