Une Préparation militaire gendarmerie exigeante pour 88 futurs réservistes de la Garde républicaine et de la Région Île-de-France
- Par Léa SIROS
- Publié le 11 mars 2026, mis à jour le 06 mai 2026
Du 21 février au 8 mars 2026, quatre-vingt-huit stagiaires ont suivi la Préparation militaire gendarmerie (PMG) organisée conjointement par la Région de gendarmerie d’Île-de-France et la Garde républicaine. Pendant quinze jours, ces volontaires ont été immergés dans une formation exigeante destinée à leur permettre d’accéder au statut de réserviste opérationnel.
Âgés de 17 à 44 ans et issus d’horizons professionnels variés, ils ont été décorés le dimanche 8 mars lors d’une cérémonie de fin de stage organisée devant leurs familles et en présence d’autorités civiles et militaires.
Une promotion aux profils variés
La promotion rassemble des profils très différents : deux lycéens, des étudiants, des salariés du secteur privé, des fonctionnaires, ou encore un ancien militaire de l’armée de Terre. Certains ont grandi dans des familles de militaires, tandis que d’autres découvrent l’institution pour la première fois.
Tous partagent cependant un même objectif : s’engager au service de leurs concitoyens. Pour certains, la réserve constitue une première étape vers une carrière dans la gendarmerie. Pour d’autres, elle représente un engagement complémentaire à leur activité professionnelle, permettant de contribuer concrètement à la sécurité publique.
Un rythme soutenu qui impose d’arriver préparé
La PMG est conçue comme une formation courte et dense. Dès l’incorporation, les stagiaires sont immergés dans le cadre militaire : présentation du stage, déontologie, apprentissage des grades, du salut et des règles de comportement militaire.
Le rythme est soutenu dès le premier jour. Réveil collectif à 5 h 45, travaux d’intérêt général, rassemblement et lever des couleurs. Les cours s’enchaînent toute la journée et se prolongent en soirée jusqu’à 22 heures, l’extinction des feux intervenant une heure plus tard, sauf lors d’exercices particuliers. Les déplacements s’effectuent en ordre serré et les stagiaires sont encadrés en permanence.
Les enseignements couvrent de nombreux domaines : police judiciaire, premiers secours, intervention professionnelle, maniement et usage des armes, techniques de contrôle, transmissions radio, police de la route et mises en situation opérationnelles. Tous les stagiaires avaient par ailleurs suivi en amont un enseignement à distance afin d’acquérir les premières bases nécessaires, notamment dans la perspective de la qualification d’Agent de Police Judiciaire Adjoint (APJA).
Tout au long du stage, les stagiaires sont évalués en continu sur leur condition physique, leur maîtrise des techniques, leur compréhension du cadre légal et leur capacité à respecter les exigences du statut militaire.
Cohésion et esprit collectif
La cohésion constitue l’un des piliers de la formation. Dès les premiers jours, la marche aux passants et la remise des attributs de peloton marquent symboliquement l’entrée dans la vie collective. Les stagiaires arrivent avec un treillis vierge et reçoivent les couleurs de leur peloton, renforçant ainsi le sentiment d’appartenance.
Tout au long du stage, l’accent est mis sur l’entraide et le travail en équipe. La formation rappelle que la réussite individuelle repose avant tout sur la réussite collective, principe essentiel dans l’exercice des missions opérationnelles.
Une équipe encadrante issue du terrain
La formation est assurée par une équipe composée de gendarmes d’active et de réservistes issus d’unités opérationnelles variées : escadrons de gendarmerie mobile, brigades territoriales ou encore pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG).
Parmi les réservistes encadrants, certains sont d’anciens militaires d’active poursuivant leur engagement dans la réserve. D’autres ont eux-mêmes intégré la réserve à la suite d’une PMG et ont ensuite poursuivi leur parcours jusqu’à des responsabilités d’encadrement.
Cette diversité d’expériences permet de transmettre aux stagiaires une formation ancrée dans la réalité du terrain et les exigences opérationnelles de la gendarmerie.
Maîtriser les fondamentaux de l’intervention professionnelle
L’intervention professionnelle constitue un volet majeur de la formation. Les stagiaires suivent des modules consacrés à la maîtrise sans arme de l’adversaire (MSAA), à la maîtrise avec arme de l’adversaire (MAAA), ainsi qu’aux techniques d’intervention et aux connaissances générales liées à l’emploi de la force.
Ils apprennent notamment à maîtriser un adversaire à mains nues ou à l’aide du bâton de protection télescopique, ainsi qu’à manipuler et entretenir une arme dans le strict respect des règles de sécurité.
Ces enseignements permettent d’acquérir les bases indispensables avant la validation des séances de tir et, le cas échéant, l’autorisation de port de l’arme.
8 mars : une reconnaissance officielle
Le dimanche 8 mars 2026, les stagiaires ont été décorés lors d’une cérémonie de fin de stage organisée devant leurs familles et en présence d’autorités civiles et militaires.
Cette cérémonie marque l’aboutissement de quinze jours d’efforts et d’engagement. Elle symbolise également l’entrée de ces volontaires dans la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale.
Arrivés individuellement au début de la formation, les stagiaires repartent au terme de ces deux semaines en peloton, unis par une expérience commune et conscients des exigences du statut militaire. La PMG constitue ainsi une étape décisive qui ouvre la voie à un engagement concret au service de la population, au sein des unités de la gendarmerie.
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