Note N° 131 - Le chercheur face aux notions de "terrorisme" et de "violence politique"
"La recherche sur les phénomènes dits « terroristes » constitue un champ très dynamique. Le développement des études sur la « radicalisation », en France depuis une dizaine d’années, est à mettre en parallèle avec un contexte sécuritaire particulier. À la suite des attentats à Toulouse et Montauban en 2012 puis à Paris en 2015, de nombreux étudiants et chercheurs se sont intéressés au « terrorisme ». Ainsi, la plateforme theses.fr, qui répertorie les thèses en cours ou soutenues en France, indique que 74 thèses contiennent le terme « terrorisme », tandis qu’une trentaine mettent en avant le terme « radicalisation », uniquement depuis 2013 pour ce dernier. À l’étranger, une abondante littérature existe sur les phénomènes violents, comme le rappelle Adam Dolnik dans « Conducting Field Research on Terrorism » : « In the last ten years arguably no other discipline in the social sciences has witnessed as great an increase in academic output as terrorism studies ». Dans ce chapitre issu de l’ouvrage collectif Terrorism and political violence, il se fait l’écho des nombreuses remarques émises à l’encontre des Terrorism studies. (....)"
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Auteurs
- Cyprien MARTIN, chargé de projet scientifique au CRGN et doctorant COFRA en histoire
