Note N° 117 - L'EOGN et la fabrique de l'élite militaire des gendarmeries étrangères, l'exemple africain

"En 2025, l’Académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) célèbre les 80 ans de son implantation à Melun. Plusieurs générations d’officiers se sont succédé, depuis 1945, dans cette grande école longtemps connue sous le nom d’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN). L’ouverture aux élèves étrangers intervient dès la Belle Époque, au moment de la mise en place, à la caserne Schomberg de la Garde républicaine à Paris, d’une première école de l’Arme destinée à former ses futurs officiers. La photo de la promotion de 1913 confirme la présence d’un fringant élève persan. Le contingent des élèves étrangers s’étoffe après 1945, surtout au moment de l’indépendance des anciennes colonies françaises. Loin de se limiter à l’Afrique, ce recrutement se caractérise par sa diversité en Europe, en Amérique et en Asie. À travers ces recrues plus ou moins exotiques, les promotions constituent le reflet de la politique diplomatique de la France dans la seconde moitié du XXe siècle. Mais qui sont ces hommes et ces femmes, dont le passage à Melun a souvent marqué la carrière ? Quels sont leurs profils et quel enseignement ont-ils reçu ? (...)"

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Auteurs

  • Amanin TANOH, doctorant, chercheur affilié à la Chaire HiGeSeT
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