Marie-Laure Pezant et Nassima Djebli : deux visages pour porter la voix de 130 000 gendarmes

La gendarmerie nationale ne compte plus une mais deux porte-paroles depuis cet été, avec l’arrivée en poste de la lieutenante-colonelle Marie-Laure Pezant et de la cheffe d’escadron Nassima Djebli. Elles succèdent à la colonelle Maddy Scheurer qui a pris le commandement du groupement du Puy de Dôme. Présentation de ce binôme de choc.

C’est la nouveauté de la rentrée : l’arrivée de deux brillantes officières pour faire rayonner la gendarmerie nationale. Une volonté du directeur général qui a bien conscience de toute l’exigence que revêt la fonction de porte-parole. « Cela permet de démultiplier la parole pour communiquer aussi bien en externe qu’en interne. Cela laisse aussi apparaître toute la diversité de profils qu’offre l’Institution », explique Marie-Laure. « C’est vrai que nous avons deux personnalités et deux parcours très différents qui se complètent bien. Nous allons ainsi pouvoir nous relayer, nous entraider, et apporter un regard croisé sur les différents sujets », ajoute Nassima.

Des expériences complémentaires

Ces deux femmes aux profils hétéroclites mais à l’objectif commun ont su faire leurs armes et se familiariser peu à peu avec le domaine de la communication pour aborder sereinement leurs nouvelles fonctions.

Attirée par la matière dès ses études de droit à travers une option communication, Marie-Laure a à cœur, une fois entrée en gendarmerie, de mieux faire connaître l’action de ses personnels. Ayant commandé la brigade de Grimaud (83) et la compagnie de Saint-Omer (62), deux unités à l’activité chargée, elle a été régulièrement sollicitée pour des reportages et s’est formée à travers des stages de media training. « Cela a vraiment éveillé mon intérêt pour la matière. » Un attrait qu’elle a pu confirmer entre les deux en occupant le poste d’officier communication au sein de la région Auvergne Rhône-Alpes. « J’ai pu valoriser la diversité de métiers de la gendarmerie, rester en contact avec le terrain, tout en répondant aux attentes des médias et en travaillant également sur de la communication interne.»

Lauréate de l’École de guerre, elle a suivi une formation à l’École nationale d’administration de Strasbourg (ENA), avant d’être mise à disposition de l’Association des maires de France (AMF), où elle a abordé un volet plus stratégique de la communication. « Il s’agissait notamment d’accueillir les attentes des élus et de savoir comment y répondre tout en expliquant le sens de notre action.»

De son côté, Nassima a entamé sa carrière d’officier de gendarmerie avec avant tout avec un goût prononcé pour la police judiciaire. Après avoir commandé le Groupe d’observation et de surveillance (GOS) de Bordeaux, elle a rejoint la branche du renseignement, enchaînant avec un poste d’analyste à la Sous direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO) de la gendarmerie, puis un passage à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). « Cela peut paraître paradoxal puisque c’est un travail de l’ombre où l’on cultive davantage le secret et la discrétion. Mais en réalité j’ai appris à gérer l’information, à comprendre où se trouvait la ligne rouge pour évoquer un sujet sensible et à savoir agir en situation de stress.» Autant de qualités indispensables dans le milieu de la communication qu’elle a réellement découvert ensuite, durant son temps de commandement à la compagnie d’Arles.

« En répondant à l’intérêt des différents médias, j’ai compris que cela était essentiel pour entretenir le lien de confiance avec la population, faire preuve de pédagogie et de redevabilité, et je me suis réellement passionnée pour ce domaine. »

Une volonté commune

Riches de leurs expériences respectives, les profils des deux femmes les ont conduit à être retenues pour devenir porte-parole. Un poste néanmoins exigent qui revêt de nombreux enjeux. « Il s’agit de maîtriser les sujets viraux et de savoir anticiper la crise tout en continuant à valoriser le travail des 130 000 gendarmes », décrit Marie-Laure. « C’est pour cela que nous sommes à la fois rattachées au cabinet du directeur général, pour comprendre la vision stratégique de nos chefs, et au SIRPA, afin de disposer de tous les outils nécessaires pour communiquer », explique Nassima.

Elles peuvent également s’appuyer sur l’expérience de celles qui les ont précédé dans cette tâche. « Nous avons reçu un message d’encouragement de la colonelle Karine Lejeune et nous nous sommes entretenues longuement avec la colonelle Maddy Scheurer qui nous a donné de nombreux conseils. Nous avons également pu échanger avec la porte parole du ministère, Camille Chaize, qui souhaite organiser des rencontres régulières avec nos homologues des autres directions », apprécie Nassima.

La communication restant un domaine mouvant, les nouvelles porte-paroles ont également la volonté de faire évoluer la fonction. « Innover en imaginant de nouveaux formats pour encore mieux faire connaître chacun des 350 métiers qui composent la gendarmerie », ajoute Marie-Laure, « Nous accompagnerons aussi le directeur général dans tous ses déplacements pour capter la parole de nos gendarmes et ne pas être coupées de la réalité du terrain.»

Honorées de représenter leurs camarades, nul doute que les deux officières concentreront leurs efforts pour valoriser l’Institution et la positionner au cœur des enjeux stratégiques à venir.

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