La brigade numérique de la gendarmerie fête ses trois ans d’existence !

Ce samedi 27 février, c’est la journée mondiale des ONG, mais c’est aussi l’anniversaire d’une unité particulièrement engagée depuis trois ans pour aider la population : celui de la brigade numérique de la gendarmerie ! Retour en quelques chiffres sur cette entité devenue indispensable à l'Institution.

Si la gendarmerie nationale avait bien une volonté en créant la Brigade numérique (Bnum) il y a trois ans, c’était celle de renforcer le contact avec la population. La vingtaine de gendarmes opérant sur le plateau basé à Rennes était alors loin de se douter que les événements qui allaient suivre confirmeraient d’autant plus la pertinence d’une telle structure !

S’inscrivant dans le développement d’un monde de plus en plus digitalisé, la brigade numérique a en effet pu agir conjointement au phénomène de libération de la parole des victimes, qu’il s’agisse de #MeToo, #BalanceTonPorc, ou plus récemment #MeTooInceste. Formés à l’écoute et à l’accompagnement des victimes, les opérateurs de la Bnum ont ainsi pu recueillir leurs témoignages, sept jours sur sept et 24 heures sur 24,  via le tchat, les réseaux sociaux ou la Plateforme des violences sexuelles et sexistes (PVSS), et déclencher par la suite des procédures en lien avec les unités locales.

Cet accès, rendu plus facile derrière l’écran qu’en poussant la porte d’une brigade, s’est révélé d’autant plus salvateur lorsque la crise sanitaire liée au Covid a débuté il y a un an, et que des mesures de confinement ou de couvre-feu se sont imposées. La Bnum a permis de limiter les déplacements des usagers dans les brigades, de répondre aux nombreuses questions des internautes s’agissant des dérogations liées aux mesures sanitaires, mais aussi de les conseiller et les orienter face à certains phénomènes croissants durant cette période, comme les violences intra-familiales ou la cybercriminalité.

Aujourd’hui, les chiffres s’en ressentent, puisque les gendarmes de la Bnum ont déjà traité plus de 420 000 demandes en trois ans, dont plus de 5 350 via PVSS, qui a débuté le 27 novembre 2018. L’activité s'avère en augmentation constante et le nombre de sollicitations a triplé en 2020, passant de 240 demandes quotidiennes en moyenne, à environ 730 par jour.

Face à cet engouement, la brigade numérique bénéficie du renfort régulier de gendarmes provenant de toute la France. La plateforme devrait par ailleurs être armée, dès cet été, de treize effectifs supplémentaires. En seulement trois ans, avec cet outil, la gendarmerie a donc relevé le défi de garder, coûte que coûte, le contact avec la population, et compte bien encore investir pleinement dans ses services numériques, pour la sécurité de tous.

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