Violences conjugales : pharmacies et centres commerciaux associés au dispositif d'alerte

Différents moyens de signalement ont été mis en place en complément de l'existant, à l'instar du dispositif d’alerte en pharmacie. La secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes a également annoncé, le 28 mars dernier, la mise en place de points d’accompagnement éphémères dans les centres commerciaux, afin d’accueillir les victimes. Enfin, le 31 mars, le ministre de l'Intérieur a proposé d'ajouter un nouvel outil pour alerter en toute discrétion :le SMS au 114.

Afin de lutter contre les violences intra-familiales, le gouvernement met différents moyens à la disposition des victimes. Ainsi, outre le 17 et les plate-formes de signalement (brigade numérique, arretonslesviolences.gouv.fr), un dispositif d’alerte en pharmacie a été mis en place. Les victimes peuvent ainsi se signaler discrètement, en prononçant le code « masque 19 », auprès de leur pharmacien, pour que celui-ci prévienne immédiatement les forces de l’ordre.

Samedi 28 mars, la secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a également annoncé l’installation de « points d’accompagnement éphémères » dans les centres commerciaux. Ces lieux vont être créés en partenariat avec les associations locales, les services de l’État et le gestionnaire d’hypermarchés Unibail-Rodamco-Westfield. Ils auront vocation à accueillir les victimes de violences conjugales dans des conditions garantissant à la fois la confidentialité mais aussi la sécurité sanitaire, en respectant les mesures barrières.

Dans les semaines à venir, une vingtaine de locaux de ce type devrait ainsi voir le jour dans les hypermarchés, offrant à la fois une écoute et des conseils quant aux droits des victimes. Six sites ont d’ores et déjà été définis (So Ouest à Levallois-Perret, les 4 Temps à la Défense, Carré Sénart à Lieusaint, le Forum des Halles à Paris, les Ulis en Essonne, V2 à Valenciennes) et devraient rapidement être complétés par d’autres points dans de grandes villes comme Dijon, Lyon ou Rennes.

Par ailleurs, la secrétaire d’État a annoncé la mise à disposition d’un fonds d’un million d’euros pour aider les associations d'aide aux victimes à poursuivre leur action, ainsi que le financement de 20 000 nuitées d’hôtel et de 1 000 places supplémentaires en centres d’hébergement pour les victimes ayant fuit leur foyer.

Enfin, alors que des numéros d’écoute, à l’instar du 3919, font l’objet d’un plan de continuité d’activité pour demeurer joignables durant cette période de confinement, les appels sont beaucoup moins fréquents du fait que les victimes sont confinées avec leur agresseur. Aussi, mardi 31 mars, le ministre de l’Intérieur a annoncé la mise à disposition d’un nouveau système d’alerte en cas de violences intrafamiliales :l’envoi d’un SMS au 114. « Il permet d’appeler au secours sans se faire entendre » par son agresseur, a souligné Christophe Castaner. Les opérateurs recevant le texto pourront ensuite prévenir les forces de l’ordre et leur transmettre les coordonnées de la victime.

En outre, Marlène Schiappa a rappelé l’existence de la plateforme stop-violences-femmes.gouv.fr qui propose écoute et conseils aux victimes, aux témoins ou encore aux professionnels. Le numéro 17 et la brigade numérique permettent également de signaler, à tout moment, aux forces de l’ordre, toute forme de violence, en tant que victime ou même témoin.

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