Portrait de la première femme experte à l'IRCGN

Le 10 Février 1983, la gendarmerie change sa réglementation et ouvre ses portes aux femmes dans les corps d’officiers et de sous-officiers. Cependant, la réglementation limite la présence féminine à 5% dans les effectifs recrutés. C’est seulement en 1985 que ce quota sera augmenté. Et les quotas seront complétement supprimés le 16 février 1998. 

Parmi les premiers experts présents à la création de la section technique d’investigation criminelle de la Gendarmerie Nationale (STIC) en 1987, une femme est présente : Patricia Perali. Entrée deux ans plus tôt dans la Gendarmerie Nationale en tant que sous-officier, Patricia Perali est recrutée par l’Adjudant-chef Louis grâce à sa formation scientifique, une lettre de motivation et un entretien à tout juste 22 ans. C’est la première femme à entrer au sein de la gendarmerie scientifique. Au cours de sa carrière, Patricia Perali est d’ailleurs reçue à Matignon par Lionel Jospin à l’occasion de la journée de la femme, afin de mettre en avant son parcours.

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A la création de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), le groupe Écrits Faux (EFX) n’abritaient que trois personnes l’ADC Louis, le GND Pierre Chaignon et la GND Patricia Perali. Les missions qu'avait l'ADC et Patricia Perali étaient similaires à celles d’aujourd’hui à savoir faire des comparaisons d’écriture d’affaires judiciaires suite à la saisie par les enquêteurs. le GND Pierre Chaignon s'occupait quant à lui de monter le futur département Documents.

A l’époque ses missions ne l’envoyaient pas sur le terrain. En effet, l’unité d’investigation et d’identification (U2I) n’était pas encore créée. Seule la cellule d’identification des victimes de catastrophes (UGIVC) était créée depuis 1992. Les seules fois où Patricia Perali a quitté l’IRCGN s’était pour se rendre au tribunal de Bobigny en tant que sachant.

Durant ses 13 années au sein de l’IRCGN, Patricia Perali a eu à cœur de faire valider la méthode de travail qui est actuellement utilisée par l’IRCGN. Elle était d’ailleurs la représentante de la gendarmerie nationale au sein des instances européennes comme l’European Network of Forensic Science Institutes (ENFSI). Ce groupe de travail se réunissait tous les 6 mois pour mettre en place des protocoles. Elle a d’ailleurs réalisé plusieurs expertises en anglais afin de faire valider la méthode de l’IRCGN.

Patricia Perali quitte la gendarmerie en 2000 mais n’arrête pas pour autant les expertises graphologiques. Elle est inscrite en 2002 à la cour d’appel de Bordeaux en tant qu’experte et c’est la première femme issue de ce parcours au sein de l’IRCGN à y être inscrite. Elle a d’ailleurs pour projet d’ouvrir une micro-entreprise afin de continuer de vivre de sa passion. Elle est actuellement capitaine de réserve opérationnelle du groupement de la Gironde.

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