Gendarme et Bio-informaticien

A travers cet article, retracez le parcours de Damien, bio-informaticien à la division criminalistique biologie génétique.

Quel a été votre parcours avant d’avoir intégré l’IRCGN ?

Après avoir obtenu une maitrise de biologie cellulaire et physiologie mention génétique cellulaire et moléculaire en 2001, j’ai continué mes études en m’orientant dans l’informatique.  J’ai ainsi acquis un diplôme d’analyste programmeur appliqué à l’industrie en 2002. Par la suite, j’ai travaillé 3 ans en tant que professeur remplaçant en sciences de la vie et de la terre, biotechnologies et  mathématiques dans différents établissements (enseignement général et technique).

Je connaissais l’existence de l’institut de recherche criminelle depuis l’université et j’ai choisi de m’orienter dans cette voie. J’ai alors passé le concours de sous officier de gendarmerie. Je suis entré à l’école du Mans en 2005 et j’ai intégré la Garde Républicaine à l’issue. Un an plus tard, j’ai réussi les tests pour rejoindre le peloton d’intervention de la Garde jusqu’en 2010.

Comment avez-vous intégré l’institut?

Étant affecté en Ile de France au 2ème Régiment d’Infanterie de la Garde Républicaine, j’ai pu effectuer une visite de l’institut et déposer un CV. J’ai ensuite pu être informé des appels à volontaires pour rejoindre Rosny sous bois (ancien site de l’IRCGN) dès leur publication.

Quelle est votre activité au sein de l’IRCGN ?

Je suis bio-informaticien, je développe et maintien en condition opérationnelle les outils informatiques de la Division Criminalistique Biologie Génétique.

Il s’agit d’analyser les process métier et de concevoir les applications et les bases de données permettant aux laboratoires de remplir leurs missions. Ceci s’apparente à de l’architecture car les différents éléments doivent coexister de façon harmonieuse pour produire leurs effets.

Cela nécessite à la fois de comprendre intimement la partie métier et la nature même d’un profil génétique tout en étant capable de produire les algorithmes répondant aux besoins des services. Bien évidement il faut aussi maitriser des langages de programmation même si c’est la partie la moins compliquée.

Comment voyez-vous votre avenir ?

La génétique et l’intelligence artificielle étant en plein essor, je vois mon avenir sous cet axe ; mettre plus d’intelligence dans les systèmes pour augmenter la qualité du service tout en libérant le temps humain des tâches les moins nobles.

Un conseil à donner ?

Dans mon domaine la curiosité intellectuelle et l’ouverture d’esprit sont certes primordiales car les techniques évoluent rapidement, par ailleurs  il faut être pro-actif et ne pas attendre le besoin pour le satisfaire.

L’écoute et la recherche permanente de la satisfaction de chaque acteur des laboratoires étant  fondamentale pour produire des systèmes informatiques de bonne facture il est important de travailler son relationnel et sa capacité d’écoute tout en étant capable de négocier pour pouvoir prioriser le besoin des demandeurs en fonctions des contraintes de temps et de la criticités des fonctionnalités.

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