Les missions de l'Unité d'Expertise Explosifs

L’unité d’expertise explosifs du département Environnements-Incendies-Explosifs est armée par cinq militaires dont trois experts inscrits près la cours d’appel de Versailles.

La mission principale de l’unité consiste à la recherche et à l’identification des explosifs organiques et minéraux aussi bien après explosion sur les prélèvements réalisés sur le terrain par les Techniciens en Identification Criminelle (TIC) que sur de la matière pure dans le cas d’explosifs secondaires.

Plus généralement, dans son utilisation conventionnelle ou criminelle la charge explosive entre dans une chaine de mise de feu comprenant des éléments manufacturés (détonateur, mèche lente, cordeau détonant) ou artisanaux (détonateur artisanal, retard pyrotechnique/mécanique/chimique…). L’unité dispose de bases de données conséquentes incrémentées depuis plusieurs années sur ces accessoires de mise de feu (détonateur, cordeaux détonants, mèches lentes) permettant d’identifier un fabricant voir un modèle. La reconstitution et l’étude des engins explosifs improvisés permettent de renseigner l’enquêteur sur les éléments manufacturés ou improvisés le composant, le principe de fonctionnement de l’engin, au regard, notamment de son système de déclenchement (commandé par le poseur, déclenché par la victime, à retard).

L’identification des munitions supérieures à 20 mm de type grenade, mortier, obus … entre également dans le champ d’expertise de l’unité. Qu’elles soient trouvées en perquisition, lors de saisie incidente, utilisées à des fins criminelles ou découvertes sur l’espace public l’unité d’expertise explosif est compétente pour procéder à leur identification et expliciter leur principe de fonctionnement. Rappelons qu’une munition, même vidée de son chargement explosif, entre dans la catégorie A2, elles sont interdites à la détention.

Dans une enquête portant sur une explosion, l’unité peut apporter des réponses à cinq questions pour orienter les enquêteurs sur le terrain :

1) Origine de l'explosion (présence de cratère, observation des stigmates...)

2) Quelle est la nature de l'explosion (gaz, BLEVE, accident industriel, explosif...)

3) Le cas échéant quelle est la nature de l'explosif (militaire, artisanal, industriel, organique, minéral)

4) Le cas échéant, quelle quantité d'explosif a été utilisée

5) Le cas échéant, quelle était la composition de l'engin explosif improvisé (nature de l'enveloppe, système de mise de feu, charge principale, source d'énergie, principe de fonctionnement)

  

En plus des missions de laboratoire, les gendarmes de l’unité d’expertise explosifs peuvent être amenés, sur des affaires sensibles ou d’envergure à effectuer des actes de police technique et scientifique sur le terrain dans le but de répondre aux questions précédentes.

 

Intervenant également dans le cadre du déploiement du groupe d’investigation en milieu dégradé, le GRID, l'unité d’expertise explosifs participe à plusieurs exercices en contamination réelle pour s’entrainer à prélever et réaliser des analyses présomptives in-situe en milieu dégradé.

  

L’unité d’expertise explosif entretien des relations étroites avec les autres acteurs du domaine explosif (démineurs, établissements de recherches…), à ce titre elle intervient régulièrement dans le cadre de formation à la préservation des traces et indices au profit des démineurs civils et militaires.

Pour faire face à la menace terroriste, l’unité est régulièrement associée à de nombreux projets français et européens dans le cadre du développement de nouveaux équipements de prélèvement et de détection.

  

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