L'odeur humaine et la criminalistique : test bayésien en vue de l'identification de personne

Une nouvelle méthode pour identifier les personnes grâce à leur odeur est proposée dans cet article. En effet, depuis quelques années, plusieurs équipes s’intéressent à la caractérisation de l’odeur humaine, ceci pour de nombreuses applications, notamment dans le monde médical.

L’utilisation de l’odeur humaine pourrait également avoir une application intéressante dans le domaine de la criminalistique et venir en appui des identifications réalisées par les chiens policiers.

En effet, à l’heure actuelle, aucune méthode scientifique ne permet de corroborer les informations fournies par les chiens, ce qui leur fait perdre de la force probante devant les magistrats. Une stratégie complète, du prélèvement de l’odeur (directement sur une personne, ou sur une scène de crime par exemple) à l’analyse chromatographique et au traitement des données est actuellement en cours de développement.

Dans l’approche proposée dans cet article, les sujets sont caractérisés par un chromatogramme obtenu par l’analyse d’un prélèvement de l’odeur de leurs mains par chromatographie bidimensionnelle intégrale en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse. La méthode présentée est basée sur la définition d’une distance entre les chromatogrammes de l’odeur et sur l’application d’un test d’hypothèse bayésien. Dans un premier temps, à l’aide d’un panel « de calibration » de plusieurs sujets dont les odeurs sont disponibles, les densités de la distance entre des chromatogrammes appartenant à la même personne et entre des chromatogrammes de personnes différentes sont estimées. Puis dans un deuxième temps, après calcul de la distance entre le chromatogramme de référence et le chromatogramme de question, l’approche bayésienne permet d’estimer la probabilité que les deux échantillons d’odeurs proviennent de la même personne.

 

 

Enfin, nous avons testé cette méthode sur un second panel, (panel de « test »), totalement indépendant du panel utilisé pour la calibration, et obtenu des résultats encourageant pour de futures applications, notamment criminalistiques.

 

Auteurs

Vincent CUZUEL, Roman LECONTE, Guillaume COGNON, Didier THIEBAUT, Jérome VIAL, Charles SAULEAU, Isabelle RIVALS

Publié dans

Journal of Chromatography B

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