Stagiaire, elle soutient sa thèse au PJGN et décroche le titre de Docteur

Lucie Gianola, doctorante contractuelle au Service central du renseignement de la Gendarmerie nationale #SCRCGN, porte désormais le titre de DOCTEURE en sciences. Vendredi 28 février 2020, elle a brillamment soutenu sa thèse au sein même du PJGN… 

Lucie Gianola a préparé sa thèse à l’université de Cergy-Pontoise , dans le cadre de École doctorale de droit et sciences humaines (Cergy-Pontoise, Val-d'Oise) , en partenariat avec le PJGN et AGORA (laboratoire des linguistes) depuis le 01-12-2016. Photo : ADC Bonnet Peggy / LCL Brothier André

Lucie Gianola a préparé sa thèse à l’université de Cergy-Pontoise , dans le cadre de École doctorale de droit et sciences humaines (Cergy-Pontoise, Val-d'Oise) , en partenariat avec le PJGN et AGORA (laboratoire des linguistes) depuis le 01-12-2016. Photo : LTN Bonnet Peggy / LCL Brothier André

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Doctorante contractuelle dans le cadre du projet Risques, société, sécurité depuis le 1er décembre 2016, Lucie Gianola a soutenu sa thèse vendredi 28 février 2020 dans le grand amphithéâtre du PJGN.

Lucie Gianola a préparé sa thèse à l’université de Cergy-Pontoise , dans le cadre de École doctorale de droit et sciences humaines (Cergy-Pontoise, Val-d'Oise) , en partenariat avec AGORA (laboratoire des linguistes) et le PJGN depuis le 01-12-2016 .

Sa thèse intitulée « Aspects textuels de la procédure judiciaire exploitée en analyse criminelle et perspectives pour son traitement automatique », dirigée par Julien Longhi, en partenariat avec le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN), cherche à appliquer des méthodes de traitement automatique des langues aux procédures judiciaires confiées aux analystes criminels du Service Central du Renseignement Criminel (SCRC), avec l'objectif de permettre une meilleure gestion des corpus et un accès facilité à l'information.

Une thèse sur des « cold case »

« Ma thèse, qui a démarré en décembre 2016, consiste à concevoir des solutions de facilitation d’accès à l’information, explique Lucie Gianola. Je cherche donc à mettre en place des outils capables de passer en revue des données textuelles pour en extraire automatiquement des entités : lieu, heure, personne, véhicule… ». Lucie a dû ajuster les outils à la « langue judiciaire ». « Les gendarmes ont une manière spécifique de rédiger, ils écrivent par exemple les années en toutes lettres ». Pour maîtriser ces contraintes, la chercheuse est partie d’un cas réel d’homicide, déjà jugé. Secret d’instruction oblige. 

Lucie Gianola a partagé son temps entre AGORA (le laboratoire de linguistes de l’université CY Cergy-Paris) et le PJGN, pour tester ses approches. « Nos solutions permettent de structurer les informations, mais ensuite c’est à l’humain, au gendarme, que revient la réflexion et la décision finale. Les enquêteurs et les analystes détiennent une expérience du métier irremplaçable ».

Son directeur de thèse, Julien Longhi, est ravi de bâtir un pont entre le monde des linguistes et celui des gendarmes. « C’est une belle opportunité d’avoir accès aux documents des procédures judiciaires, Lucie Gianola a effectué un beau travail « d’acculturation » qui permettra d’ajuster les outils des linguistes aux spécificités de la langue des gendarmes ». Ces nouveaux travaux de recherche ouvrent le spectre des linguistes qui n’étudient plus seulement la « prose » politique, médiatique ou littéraire.

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  • Lire la thèse - à venir

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« Les gendarmes parlent aux linguistes »

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et 4 personnels préparent actuellement un Doctorat.

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