Les femmes du PJGN à l'honneur à l'occasion de la journée des Droits de la Femme

La journée internationale des droits des femmes, officialisée par les Nations Unies en 1977 est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars.

Cette journée est l'occasion de fêter les victoires et les acquis en matière de droits des femmes. C'était hier, ou presque par exemple que les femmes ont obtenu le droit de vote en France. Mais qu'en est-il de leur situation dans l'armée et plus particulièrement dans la Gendarmerie ?

Nous vous proposons un petit focus sur leur place en Gendarmerie, et plus précisément bien sûr, sur leur place au sein du Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale.

1983, premières femmes en Gendarmerie

Si c’est en 1983 que les premières femmes ont intégré la Gendarmerie, avec des quotas annuels qui ont disparu en 1998, c’est seulement le 1er octobre 1987 que la première femme intègre la Section Technique d'Investigation Criminelle de la Gendarmerie (STICG), qui deviendra plus tard l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN). Cette première experte se nomme Patricia PERALI, elle œuvrait dans le domaine de la comparaison d’écriture, sujet sur lequel elle est particulièrement intervenue dans le cadre de l’affaire Emile LOUIS pour « l'affaire des disparues de l'Yonne ». Que de chemin parcouru depuis 1983 puisque les femmes sont aujourd’hui nombreuses au sein du Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale (PJGN). Sur un effectif total de 573 personnels, elles sont au nombre de 246 et représentent donc 42 % des effectifs contre seulement 18 % en 2017 au sein de la Gendarmerie Nationale.

 

Les femmes au PJGN

Au PJGN, 27 % de femmes sont en situation de responsabilité et 13 % d’entre elles sont des chefs hiérarchiques.

Au sein du Service Central de Renseignement Criminel de la Gendarmerie Nationale (SCRCGN), 270 militaires ont la qualification d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) dont 82 femmes OPJ soit 30% des effectifs.

Pour des qualifications techniques plus particulières, 4 femmes sont notamment enquêtrices en Nouvelles Technologies (N-TECH) sur 26 personnels (15%) et 6 femmes œuvrent dans le domaine de la délinquance financière DEFI sur 9 personnels (66 %).Si l’IRCGN compte aujourd’hui 77 experts inscrits près la Cour d’Appel de Versailles, 17 sont des femmes dont 2 sont également agréées près la Cour de Cassation (sur 11 experts inscrits).

Enfin au PJGN, sur les 21 personnels détenteurs d’un doctorat, 5 sont des femmes soit 24 %.

 

Et pour l'avenir ?

Les temps changent et évoluent, les femmes ont pleinement leur place dans tous les métiers, et ils sont très variés, notamment au sein du PJGN.

Si d’après Louis ARAGON, « La femme est l’avenir de l’homme », à quand une directrice de l’IRCGN, une commandante du SCRC ou une chef du PJGN ?

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