Le PJGN honore les 6 gendarmes morts en 2019

Le Pôle judiciaire de la Gendarmerie nationale a rendu hommage lundi 17 février 2020 aux 6 gendarmes morts dans l’accomplissement de leur devoir en service ou en mission en 2019.

Amis, familles et retraités de la Gendarmerie, personnels civils et militaires du PJGN et du Groupement de Gendarmerie du Val-d’Oise ainsi que des autorités civiles étaient réunis ce lundi dans le recueillement et la fraternité.

Monsieur Sébastien Jallet, Préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet du Val-d’Oise, représentant Monsieur Amaury de Saint-Quentin le Préfet du Val-d’Oise, a eu l’honneur de lire le message de Monsieur Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur qui était diffusé au même moment dans la France entière :

"Gendarme Clémence Luchs,

 Maréchal-des-logis-chef Isabelle Jensen,

Gendarme Benjamin Delhaye,

Major Sébastien Berger

Major Christophe Pensec,

Maréchal-des-logis-chef Sébastien Devaud.

Aujourd’hui, ces noms résonnent.

Ils résonnent dans les âmes des familles, des proches, dans les souvenirs de leurs frères d’armes.

Ils résonnent dans l’histoire de la Gendarmerie nationale, à laquelle ils ont lié, indéfectiblement, leurs histoires...

Ils résonnent, enfin, dans tous les cœurs de la République, dans la reconnaissance de nos concitoyens.

Tous aimaient la France, tous la servaient. Ils avaient fait le choix de s’engager pour elle.

Ils avaient le choix de l’uniforme et de la passion. Le choix du service et du courage. Le choix de la Gendarmerie.

Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un hommage que nous leur rendons. Non.

Aujourd’hui, nous rendons honneur à leur engagement. Aujourd’hui, nous faisons vivre leurs valeurs, leurs combats, leur volonté.

Gendarme, c’est un engagement pour les autres. C’est une soif de protéger.

C’est une envie de venir en aide, quelles que soient les personnes, quels que soient les territoires. 

Mais la réalité est plus vaste, plus noble encore.

S’engager dans la gendarmerie, c’est s’engager pour tisser un lien entre les Français, pour agir pour la cohésion des territoires.

C’est être le visage accessible de l’autorité et de l’Etat, partout en France, en métropole comme en outre-mer. 

Notre République a besoin de sa gendarmerie. Elle a besoin de ses soldats de la loi. 

Alors, nous vous soutenons, nous vous accompagnons.

Alors nous n’oublions pas. Nous n’oublions pas qu’à Paris, en Nouvelle-Calédonie, à Attichy et Compiègne dans l’Oise, à Gacé dans l’Orne, et à Ancenis-Saint-Géréon en Loire-Atlantique, 6 de vos camarades ont trouvé la mort cette année. 

Nous n’oublions pas, non plus, celles et ceux qui souffrent dans la chair ou dans leur esprit, blessés pour avoir servi notre pays.

Leurs sacrifices nous obligent. Nous devons leur rendre le plus bel hommage qui soit : celui de continuer à servir la tête haute.

Alors, soyez fiers de votre uniforme, fiers de servir la Gendarmerie nationale, fiers d’incarner notre devise nationale :

liberté, égalité, fraternité, partout dans les territoires.

Le souvenir et la mémoire de vos frères d’armes vous poussent, vous accompagnent.

Leurs conseils vous portent et leur courage nous guide. Faites leur honneur.

Les Français vous attendent. Ils comptent sur vous. Répondez à l’appel des Français. Répondez, comme toujours, à l’appel du courage.

Vous êtes les femmes et les hommes de la Gendarmerie nationale : défenseurs de la République, héros du quotidien, soldats d’un idéal. 

Vive la République ! Vive la France ! "

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Passage en revue des troupes par le général de brigade Patrick Touron, commandant le PJGN , ce lundi 17 février lors de la cérémonie en hommage aux gendarmes décédés dans l’exercice de leur fonction en 2019 (Photos: F. Vermersch)

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Un hommage célébré chaque année le 16 février...

Le 16 février (en 2020, le 16 tombait un Dimanche) , est pour la Gendarmerie Nationale placé sous le signe du recueillement et du souvenir.
Les gendarmes connaissent la date du 16 février, mais sans doute pas sa double signification.

En effet, depuis 1993, le ministre de la Défense a fait de ce jour la commémoration annuelle et solennelle des « gendarmes victimes du devoir » au cours de l’année précédente, et, plus largement, des morts de la gendarmerie. Une cérémonie regroupe alors dans l’ensemble des départements toutes les formations de l’Arme pour honorer les hommes et femmes dont le service s’est accompli au prix de leur vie, faisant passer le sens du devoir avant tout.

Mais si les gendarmes se souviennent ainsi avec tristesse de leurs camarades disparus savent-ils pourquoi ce jour d’hiver s’est imposé ?

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