Le Parisien - Comment la science a confondu le tueur de Priscillia

Vous l'avez appris dans l'édition de ce vendredi 4 octobre, le tueur de Priscilla a avoué son crime après plus de vingt quatre heures de garde à vue.

Rappel de faits

Le 7 juillet dernier, le corps de Priscillia, 18 ans est retrouvé sans vie dans le cimetière du village d'Estagel. Elle a été sexuellement agressée et a reçu plusieurs coups de couteau.

Non loin de la scène de crime, un préservatif est retrouvé par les enquêteurs tandis que l'étui est à proximité du corps.

Deux éléments qui seront déterminants tant pour la mise au point du profil psychologique du tueur présumé, que pour l'établissement de son profil génétique.

  

   

La science au service de la vérité

Les traces biologiques exploitables correspondent à des substances issues des êtres vivants, échangées ou laissées sur une scène de crime. Le sang, le sperme, les cheveux et les poils sont les supports biologiques privilégiés des enquêteurs lors de l’investigation des lieux. De même, la salive ou les traces dites de contact et tous types de supports et objets (vêtements, mégots, chewing-gum, verres, etc.) sont aussi prélevées à des fins criminalistiques.

Le laboratoire saisi devra déterminer si la trace est de nature biologique et en extraire l’ADN. Ensuite, après avoir mis en évidence la présence d’ADN par quantification, la dernière phase de l’analyse consiste à déterminer le profil génétique de la personne à l’origine de la trace puis à le comparer à ceux des victimes et suspects dans l’affaire.

Dans cette affaire, la comparaison de l'ADN retrouvé sur la scène de crime avec la base de donnée du Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques n'a pas été probante.

Cependant l'établissement d'un profil psychologique par les comportementalistes du Service Central de Renseignement Criminel de la Gendarmerie Nationale a permis aux enquêteurs de cibler un panel d'hommes du village en vue de leur prélever un échantillon d'ADN et ainsi confondre le meurtrier.

Pour plus d'informations ainsi que des explications du Général Touron, Commandant le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale, dans cette affaire, retrouvez l'article paru dans Le Parisien en téléchargement ci après, ou sur le site du journal : ICI

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