Le Directeur de l’IRCGN recherche des perles rares…

Une réunion d’information à l’initiative du centre information recrutement, afin de promouvoir la sélection de futurs officiers au profil ingénieur et scientifique.
Photo  : Une réunion d’information à l’initiative du centre information recrutement, afin de promouvoir la sélection de futurs officiers au profil ingénieur et scientifique.

Jeudi 9 janvier à Caen - Le colonel Franck Marescal, Directeur de l’Institut de recherche criminelle, s’est rendu à l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs de Caen (ENSI-CAEN) pour présenter les métiers de l’institut et plus précisément évoquer ses besoins en experts scientifiques. D'après un article paru dans Liberté Normandie et propos recueillis des élèves de ENSI-CAEN.

 

« Innover aujourd’hui pour mieux protéger demain ».

Des ingénieurs parmi les gendarmes ? L’idée pouvait paraître saugrenue à la quarantaine d’étudiants rassemblée dans l’amphithéâtre.

Depuis quelques années, la « preuve scientifique » est devenue un élément incontournable de l’enquête criminelle. Les sciences et les nouvelles technologies imprègnent le quotidien de la gendarmerie face aux besoins d’examens scientifiques et d’expertise des enquêteurs. 

C’est dans ce contexte que le colonel Marescal, lui-même issu de l’ENSICAEN, est intervenu devant les élèves et à lire les commentaires sur les différents réseaux sociaux fréquentés par les jeunes, le colonel a su les convaincre !

« L’enjeu des dix années à venir pour la gendarmerie est d’innover aujourd’hui pour mieux protéger nos concitoyens.» Cette phrase dite par le colonel Marescal a été reprise sur tous les réseaux sociaux pratiqués par les étudiants !

Des besoins dans le numérique

Au sein du laboratoire de l’institut à Pontoise, les 260 personnels, dont des « experts » de la gendarmerie, développent des technologies nouvelles, qui serviront de support et d’aide aux enquêteurs. Et ce, dans tous les domaines : chimie, génétique, informatique, numérique, électronique, biologie médicale, toxicologie, cybersécurité, intelligence artificielle… 

« Nous recrutons des spécialistes du numérique », a annoncé le colonel Marescal.

"Les gendarmes s’appuient de plus en plus sur les preuves scientifiques pour résoudre les affaires criminelles » a insisté Le Colonel Marescal :

« L’expérience des enquêteurs est fondamentale. Mais ne sont pas des experts dans tous les domaines. »

Lorsqu’une empreinte digitale ou une trace ADN est découverte sur une scène de crime, il est nécessaire de l’analyser : c’est là que les ingénieurs entrent en piste.

Pour s’adapter aux nouvelles formes de criminalité, les gendarmes se doivent d’avoir toujours un coup d’avance. La gendarmerie a ouvert en 2020 un concours pour recruter de futurs officiers, avec un profil d’ingénieurs et de scientifiques. Le directeur de l’IRCGN complète :

"Le labo des experts déploie également des applications à usage interne, pour les enquêteurs. Nous avons notre propre système de communication, mis au point par nos ingénieurs."

L’analyse des renseignements récoltés, grâce à l’intelligence artificielle, pour développer des algorithmes prédictifs, constitue aussi un champ de recherche de plus en plus labouré par les gendarmes. (en savoir plus)

Alors, combien d’élèves de l’ENSI deviendront-ils des « experts » de la gendarmerie ?

 

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Sous les feux des projecteurs

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De nombreux médias locaux étaient présents afin de couvrir cet évènement (France 3, Ouest France, Liberté Bonhomme et France Bleu).

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