La nuit du droit au palais de justice de Pontoise

Pour la deuxième édition de la nuit du Droit en France le Palais de Justice de Pontoise a proposé en partenariat avec le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale, le Barreau des avocats du Val d’Oise, l’Université de Cergy-Pontoise et le Ministère de la Justice, une animation sur la question de la preuve pénale.

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La nuit du droit est un événement créé en 2017 à l’initiative de Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, afin de fêter l’anniversaire de la Constitution de la Vème république de 1958. Le but de cette initiative est de rendre plus accessible le droit au citoyen.

L’animation « un crime au palais » a donc débuté sur la découverte d’un corps dans la salle des pas perdus du palais. La présidente du Tribunal de Pontoise a ouvert la soirée avec une présentation de l’événement de la nuit du droit. Le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale a ensuite pris le relais afin de présenter les fondements des sciences forensiques : le principe d’échange de Locard, énoncé par le pionner de la police technique scientifique Edmond Locard. Il détermine que lorsque deux corps entrent en contact l’un avec l’autre, il y a nécessairement un transfert entre ces derniers. En d’autres termes, lorsqu’un acte criminel se produit, l’individu responsable laisse des traces de sa présence et emporte avec lui des traces du lieu où il se trouvait.

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À partir de ce principe, le gel des lieux a débuté avec l’explication : pose de la rubalise, port des tenues lorsqu’on se rend sur une scène de crime ainsi que l’utilisation du laser scanner. Les spectateurs ont donc pu visualiser la scène de crime en 3D sur un écran. Le procureur a également rappelé l’importance de son rôle lors de la constatation d’une scène de crime ainsi que celui des médecins légistes.

Le technicien en identification criminelle a ensuite pu procéder au relevé des traces en utilisant différentes techniques comme le bluestar ou la lampe crimelight qui permettent de révéler des traces invisibles à l’œil nu comme des traces de sang ou de semelles. Le juge d’instruction a alors rappelé l’importance de la mise sous scellés des indices.

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Le Pôle Judiciaire de la Gendarmerie Nationale a ensuite présenté la discipline de la morpho-analyse de traces de sang connu par le grand public grâce à la série Dexter. Une activité que l’on retrouve au sein du département anthropologie hémato-morphologie à l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale . Initiée par un médecin légiste polonais à la fin du XIXème siècle, la morpho-analyse de traces de sang permet de déterminer les événements sanglants à l’origine des traces.

La soirée s’est ensuite poursuivie par un débat autour de la preuve pénale animé par la présidente du Tribunal de Pontoise, le procureur, le juge d’instruction, des avocats, des professeurs de droits ainsi que le directeur de l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale.

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