Forum International de la Cybersécurité

Créé en 2008 le forum international de la cybersécurité (FIC) est un événement de référence en matière de Cybersécurité. Le FIC s’inscrit dans une démarche de réflexions et d’échanges visant à promouvoir une vision européenne de la cybersécurité. En effet, le monde est entré dans l’ère de l’hyper connexion où les individus et les machines sont connectés en permanence. On estime d’ailleurs que d’ici quelques années les objets connectés seront 3 fois plus importants que la population mondiale. 

Le terme cybersécurité désigne l’ensemble des lois, politiques, outils, dispositifs, concepts et mécanismes de sécurité, méthodes de gestion des risques, actions, formations, bonnes pratiques et technologies qui peuvent être utilisés pour protéger les personnes et les actifs informatiques matériels et immatériels. Le FIC a pour objectif de décloisonner les enjeux de la cybersécurité en réunissant les acteurs de la transformation numérique, les spécialistes de la gestion des risques, les experts en sécurité, les architectes ainsi que les développeurs et les juristes. Ce rassemblement d’experts permet notamment d’accélérer le développement d’un marché européen de la cybersécurité, de favoriser l’innovation dans la confiance numérique et de construire une approche inclusive de la cybersécurité dans la transformation des organisations. La cybersécurité est un sujet d’actualité qui concerne aussi bien le monde industriel, que l’ensemble des citoyens. En effet, chaque jour 4000 attaques informatiques sont subies par les entreprises qui peuvent parfois détenir des données personnelles de ces utilisateurs. Hors depuis 2013, l’article 12 des Droits de l’Homme de 1848 qui aborde notamment la vie privée est transposé à Internet.

  

 

Lors du FIC 2018, le ministère de l’intérieur, chargé d’assurer l’ordre public a présenté ses moyens de lutter contre la cybercriminalité ainsi que ces innovations numériques. En effet, les forces de l’ordre dont la gendarmerie s’investissent au quotidien dans la cybersphère afin de lutter contre les menaces. Sur le terrain, des gendarmes spécifiquement formés poursuivent les auteurs d’infractions. Cependant, le numérique est également un outil indispensable pour le ministère de l’intérieur, c’est pourquoi il participe à la création d’innovations technologiques. Dans le cadre de l’innovation dans la confiance numérique, le ministère de l’intérieur a présenté un stand pôle innovation. C’est au sein de celui-ci que l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, (IRCGN) a présenté trois nouvelles technologies :

 

     - DVISYNC, un logiciel d’identification des victimes de catastrophes qui permet de rassembler des données post et ant-morterm. On retrouve notamment les informations familiales, les prélèvements ADN, les empreintes, les informations issues de l’odontologie et de la médecine légale. L’ensemble de ces données va favoriser l’identification rapide des victimes.

 

     - GendLink, un logiciel de gestion des données techniques et administratives qui permet la traçabilité de l’ensemble des opérations techniques, d’un prélèvement ADN de la trace relevée jusqu’à l’identification de la personne. Cet outil est notamment utilisé lors de l’identification de catastrophes de masse, l’identification de suspects dans le temps de la garde à vue et l’analyse de scènes de crimes complexe. L’IRCGN l’utilise également au sein du laboratoire mobile d’analyses génétiques le Lab’ADN.

    

     - La réalité augmentée, un outil connu du grand public. Dans la gendarmerie, il est très utile afin de fixer les lieux d’une scène de crime ou d’un accident. Les résultats obtenus vont permettre la modélisation 3D de la scène ou d’objet. Par exemple, lors d’un crash aérien, le réacteur peut être modélisé en 3D afin que l’ensemble des experts puissent tourner autour de manière virtuelle grâce à des casques de réalité virtuelle. Cet outil permet donc une meilleure compréhension de la scène et une confrontation des hypothèses émises par les experts.

 

   

Ces technologies de pointe ont été présentées sous forme de démonstrations. Par exemple, pour la réalité augmentée, un crâne a été modélisé en 3D, que chaque participant pouvait visualiser avec des lunettes de réalité augmentée et déplacer dans l’espace. Ce pôle innovation a attiré un large public comme des magistrats, des entreprises privées, des généraux ainsi que le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb et le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a d’ailleurs particulièrement apprécié les innovations de l’IRCGN et a été surpris de découvrir la modélisation 3D.

  

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