Les départements ECX et EDG projetés dans l'Orne

Le mardi 26 Février 2019, une trentaine de gendarmes ont été mobilisés afin de rechercher des produits suspects (produit chimique, matériel de laboratoire) pouvant entrer, entre autre, dans la composition d’engins explosifs improvisés. Un bâtiment a été entièrement sécurisé pour permettre aux forces de l’ordre de fouiller le site.

Quelques heures avant le déploiement des unités, la gendarmerie a été prévenue de la découverte de substances suspectes dans un carton laissé par un ancien locataire. Les produits retrouvés sont en cours d’examen et l’enquête administrative et judiciaire est en cours.

Deux unités spécialisées ont apporté leur soutien aux démineurs de Caen ainsi qu’aux gendarmes de l’Orne. La cellule nationale nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (C2NRBC) de Versailles ainsi que l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) et plus particulièrement des experts du département Environnement Incendies et Explosif (ECX) et du département empreintes digitales (EDG) qui ont reçu la formation du groupe d’intervention en milieu contaminé (GRID).

Après une phase de levée de doute NRBCE réalisée par les démineurs et la C2NRBC les experts du département EDG ont pu procéder à la recherche de traces papillaires par détection optique et aux prélèvements biologiques par essuyage sur les différents produits retrouvés dans le but d’identifier les individus susceptibles d’avoir manipuler ces produits.

Les experts du département ECX ont par la suite procéder à des analyses par spectroscopie RAMAN au travers des flaconnages industriels avant d’ouvrir ces derniers en présence pour confirmer que les dénominations des produits correspondaient bien à leurs caractéristiques physico-chimiques. Après ce diagnostic ils ont pu se prononcer sur les compositions dangereuses (explosives ou chimiques) réalisables ou non en l’état ou associées à d’autres substances non retrouvées.

En effet, les experts du départements ECX ont vocation à être projeté sur le terrain afin d’apporter leurs expertises sur la détection de substance chimique.  Il y a toujours un risque lorsque la nature de la substance chimique n’est pas connue. Il faut donc prendre toutes les précautions nécessaires avant de les manipuler.

Une fois les substances récoltées, celles-ci doivent être analysées en laboratoire afin de confirmer les premières analyses in-situ. Les experts sont équipés de nombreux matériels comme des chromatographes en phase gazeuse, liquide ou encore ionique et des équipements spectroscopiques, afin d’identifier les matières contenues dans les prélèvements.

Vous pouvez retrouver l’article qui parle de cette affaire sur actu.fr.

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