L'IRCGN fait partie du réseau Biotox-Piratox

Après les attentats du 11 septembre 2001, les états-unis vont subir une nouvelle agression dans les jours suivants à travers l’envoi de lettres piégées par du bacille du charbon (Anthrax). En 2003, dans le but de pouvoir répondre à une attaque similaire contre ses intérêts, la France a mis en place le réseau des laboratoires « Biotox-Piratox ». Il s’agit, d’un volet spécialisé du plan vigipirate afin de répondre aux besoins d’analyse de plis, colis et substances suspectés de contenir des agents biologiques ou chimiques dangereux.

Depuis sa création, de nombreuses actions ont donc été menées afin de développer un réseau national de laboratoires "BIOTOX – PIRATOX" et l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) a intégré ce réseau depuis plusieurs années. En 2017, deux de ses experts intègrent le conseil scientifique du réseau. Les laboratoires qui composent ce réseau sont capables, selon leurs compétences, d’identifier les principaux agents de la menace biologique et chimique dans un périmètre d’action large : prélèvements d’origine humaine, environnementale ou encore vétérinaire. Les laboratoires de ce réseau peuvent donc être sollicités dans le cadre du dispositif d’intervention face à des colis ou plis suspects ou en cas d’activation du dispositif national de gestion de crise.

Ce réseau est structuré autour de deux sous-ensembles : le pôle « urgence » constitué de laboratoires pluridisciplinaires pouvant être mobilisées 24h/24 et 7 jours sur 7 et le pôle « signalements suspects » regroupant des laboratoires sollicités en fonction de leurs compétences, dans les heures ouvrables de fonctionnement et pouvant intervenir en premier renfort.

L’IRCGN de par ses compétences reconnues dans le domaine de l'analyse chimique fait partie intégrante du pôle « Urgence » au côté de 15 autres laboratoires. A ce titre, l’institut peut donc être sollicité afin d’analyser dans les délais les plus brefs des prélèvements d'un produit toxique de type poudre, liquide ou solide ayant engendré une exposition de la population, de façon à fournir aux autorités les éléments d’évaluation nécessaires à la prise de décision. Il est aussi présent dans la partie criminalistique afin de pouvoir apporter une réponse à l’identification de l’auteur d’un envoi suspect et dans le développement d’approche forensique en vue de signer l’origine d’un agent chimique.

Vous pouvez retrouver l’instruction interministérielle relative à la structure et au fonctionnement du réseau national des laboratoires "BIOTOX – PIRATOX" N° 278/SGDSN/PSE/DTS du 4 mai 2018  sur le site de legifrance.gouv.fr sous la référence NOR : PRMD1816406J du 20 juin 2018. En conséquence de la parution de l’instruction interministérielle vous pouvez donc être amené à voir le logo du réseau "BIOTOX – PIRATOX" qui indique la participation de l’IRCGN à ce réseau.

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