Exercice d'identification de victimes à l'Alpe d'Huez

Le 19 décembre 2019, l’IRCGN a projeté des personnels du Groupe d’Investigations en milieu Dégradé (GRID) de l’Unité Gendarmerie d’Identification de Victimes de Catastrophes (UGIVC) au profit du Groupement de Gendarmerie de l’Isère sur un entrainement avalanche à l’Alpe D’Huez. Cette opération regroupait de nombreuses forces gendarmerie pour le secours, la logistique, l’enquête et l’identification des victimes (PGHM, FAG, SR Grenoble, PGM, GGM, GGD 38, …).

Ce déploiement opérationnel a permis de valider des procédures et matériels de modélisation de la zone et d’identification de victimes dans des conditions dégradées (altitude supérieure à 2 000 m, vent, froid, pente, accessibilité difficile, …).

Cet exercice s’inscrit dans la continuité des missions réalisées dans des conditions similaires avec l’appui des PGHM et unités montagnes (catastrophes aériennes de la Germanwings et du Mirage 2000 notamment). 

Outre l’utilisation de drones, un scanner laser compact et un capteur numérique d’empreintes digitales ont été utilisés avec succès.

Pour la fixation de l’état de lieux de l’avalanche, notamment lors de la découverte d’une victime décédée, un laser scanner (LEICA modèle BLK360) facilement transportable par voie aérienne et motoneige a été testé, permettant la réalisation d’imagerie 3D malgré l’homogénéité de couleur et de texture du manteau neigeux et l’absence de point de repère fixe caractéristique (rocher, arbre, poteau, maison, …).

L’utilisation des drones a permis de réaliser des captures vidéos et photographiques de la zone, malgré la complexité de l’aérologie du milieu de montagne, l’altitude et le partage de l’espace aérien avec la présence d’hélicoptères pour le secours et l’acheminement du matériel ainsi que la proximité d’un altiport. Malgré les durées de vols incertaines en raison des basses températures, l’autonomie des batteries s’est avérée efficiente.

L’objectif de cette manipulation était d’approuver la fiabilité et la robustesse du matériel utilisé et de démontrer la capacité à répondre à des crises complexes dans des milieux dégradés par l’adaptation des méthodes dans le respect des procédures d’engagement du PGHM (priorité à la sécurité des intervenants et au secours).

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