Axe n°7 - L'identification humaine

Les moyens technologiques permettant d'identifier un individu sont de plus en plus nombreux : reconnaissance faciale, empreinte rétinienne, digitale, dentaire ou génétique... Autant de possibilités à la disposition des forces de l'ordre susceptibles de confirmer l'identité d'une victime d'infraction ou de permettre l'identification d'une personne mise en cause.

La criminalistique a notamment pour objectif de pouvoir établir grâce à des traces laissées dans un espace donné la présence d’individus ainsi que la chronologie des faits. L’identification des personnes est un axe de recherche et de développement majeur de la criminalistique : il vise à collecter, exploiter et fusionner le volume de traces (de nature différente) laissées par les acteurs de la scène d’intérêt.

L’utilisation des empreintes digitales pour identifier la présence de suspects sur une scène de crime a maintenant plus d’un siècle. Les travaux dans ce domaine visent aujourd’hui à pouvoir recueillir un spectre plus large de traces papillaires (digitales et palmaires), mais aussi d’autres traces corporelles comme les traces d’oreille.

L’empreinte génétique est un autre pilier essentiel de l’identification humaine. Les travaux de recherche consistent à pouvoir conduire une identification à partir de traces biologiques de plus en plus réduites et dans des délais de plus en plus courts. À ce titre, l’IRCGN a développé en 2016 un écouvillon permettant des prélèvements génétiques directs, simplifiés et sécurisés. L’analyse se fait au plus près de la scène d’intérêt grâce au Lab ADN qui produit les 20 premiers profils ADN en 3 heures, puis 20 profils toutes les 20 minutes. Les travaux de recherche dans ce domaine sont continus et soutenus.

L’IRCGN a également validé ses travaux sur le portrait-robot génétique ; l'institut est en mesure d’apporter aux enquêteurs des orientations morphologiques et biogéographiques particulièrement fiables. Un travail est également conduit afin de pouvoir donner l’âge d’un individu à partir de son ADN. Par ailleurs, des recherches sont en cours afin de discriminer une per­sonne au moyen de son empreinte olfactive.

Focus sur... L'empreinte olfactive.

La gendarmerie, en partenariat avec la région Île-de-France, des industriels et des instituts de recherche, développe la signature chimique corporelle comme technique d’identification judiciaire agréée. Le projet est multidisciplinaire : chimie organique, physique des matériaux, biologie, statistiques. Il s’agit en effet de pouvoir capter les odeurs, les analyser et les interpréter en termes d’identification pour une présentation devant des magistrats.

Le projet requiert un important travail de recherche et d’innovation pour chacune de ces trois étapes : captation de la chimie corporelle (odeur) de manière fiable ; exploitation des prélèvements pour séparer, dé­tecter et mesurer les composés qui vont consti­tuer une identité ; enfin traitement informatique des chromatogrammes et développement des outils statistiques avancés (approches fréquen­tistes et bayésiennes à des fins de comparaison) nécessaires à l’obtention de résultats pertinents et viables devant les magistrats. À ce jour, le système de piégeage de l’odeur a été validé, la méthode de différenciation des composés est en finalisation ; une méthode d’identification formelle est à portée dans le cours de l’agenda 2022.

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