Axe n°1 - Le numérique

Le numérique est enjeu de premier ordre pour la Gendarmerie nationale à double titre : d'une part, dans la lutte contre la criminalité numérique, et d'autre part, dans le déploiement d'un environnement numérique maîtrisé pour améliorer les outils à la dispositions des personnels civils et militaires.

Le mot « numérique » renvoie directement au processus de numérisation qui consiste à convertir le monde réel en données chiffrées que des machines conçues à cette fin peuvent exploiter. Si le numérique date des années 1960 et a connu déjà trois tournants décisifs dans sa croissance, le dernier, l’apparition du smartphone il y a 10 ans, a accru de manière exponentielle son usage. Ce sont plus de 6 milliards de smartphones qui seront utilisés en 2020 selon les projections, 6 milliards de producteurs de données numériques. Et le quatrième tournant est d’ores et déjà engagé avec les objets connectés. Par ailleurs, les dernières applications comme l’intelligence artificielle sont potentiellement en mesure d’introduire des ruptures profondes.

Le sujet du numérique est tellement vaste que la gendarmerie natio­nale a choisi de traiter séparément trois applications particulièrement importantes du numérique : le cyber, le Big data et l’intelligence arti­ficielle. Nous ne conservons de fait dans le sujet du numérique que la partie complémentaire à ces trois grandes thématiques. Le sujet n’en reste pas moins vaste. Économie, finance, travail, formation, rapport social, information, consommation, culture, loisir, mobilité : toutes les composantes de notre société présentent une dimension numérique prégnante. Autrement dit, cela signifie qu’une partie de plus en plus grande de notre environnement quotidien est traduite en information numérique, accessible ou prête à l’emploi pour produire de la sécurité.

Être de son temps, c’est utiliser les mêmes moyens que son environne­ment. Il revient à la gendarmerie de concevoir le cas échéant les outils nécessaires pour accéder à cette in­formation numérisée, la sélectionner très précisément, et la partager au juste besoin pour remplir l’ensemble de ses missions de sécurité. Il lui revient également de développer ses propres outils numériques et de veiller à leur appropriation par le gendarme sur le terrain. Il s’agit en outre et de manière concomitante d’observer avec le plus haut degré d’expertise, l’emploi ou le risque d’emploi du numérique à des fins malveillantes et de mettre en place les parades adaptées

Focus sur... Identification des imprimantes 3D

L’impression 3D, ou stéréolithographie, a été développée dans les années 1990. La diminution continue des coûts de l’impression 3D, des imprimantes et des consommables d’impression a entraîné une forte augmentation de leur nombre en France. Cette technologie est potentiellement un nouvel outil pour la délinquance. Au-delà des problématiques de droits d’auteur sur les modèles 3D ou les objets copiés, se pose la question de l’impression 3D d’objets illégaux comme les armes, les passe-partout sécurisés, les clés... Aussi la gendarmerie conduit des travaux de R&I dont l’enjeu est de pouvoir associer avec certitude l’ordinateur qui a lancé l’impression, l’imprimante et l’objet imprimé.

Pour en savoir plus sur les autres projets de la gendarmerie nationale en matière de recherche et d'innovation axés sur le numérique (radiocommunication, drones, données, etc.), n'hésitez pas à consulter le Plan Stratégique Recherche & Innovation (PSRI).

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