Enjeu n°5 - Les sciences du vivant au service de l’enquête

Les sciences du vivant rassemblent une pluralité de disciplines allant de la molécule à l’écosystème.

 

Cette appréhension de l’infiniment petit à la vision macroscopique du monde qui nous entoure, peut aussi s’appliquer au champ de la criminalistique même si elle s’applique bien souvent, non pas au champ du vivant mais à celui de la mort. Dès lors, le principe originel de cette discipline émis par Edmond Locard, l’exploitation des traces du vivant, est apparue comme une évidence. Edmond Locard énonçait en effet : « Nul ne peut agir avec l’intensité que suppose l’action criminelle sans laisser des marques multiples de son passage. Par une action inverse, il a emporté sur son corps ou sur ses vêtements les indices de son séjour ou de son geste ». Une scène de crime peut ainsi se caractériser par la rencontre de deux corps et du nécessaire transfert de matière entre ces deux éléments, partant du postulat que des êtres vivants, du micro organisme aux êtres humains, seront toujours présents ou auront parcouru la scène de crime. Il s’agit alors d’identifier précisément ces différentes traces relevées en vue de les détecter, de les discriminer et de les individualiser. En cas de mort, la médecine légale permet de déterminer les causes et les derniers évènements qui ont précédé la mort. De plus, l’autopsie permet de définir l’état de santé de la victime et de voir si un lien existe ou non avec sa mort.

L ’objectif pour l’enquêteur est de reconstruire le scénario de ce qui a pu se passer à partir de chaque trace relevée. La Gendarmerie nationale a, depuis de longues années, développé une politique de l’innovation en matière de police judiciaire et de criminalistique. L’évolution du domaine est constante pour être capable de faire face à la créativité des criminels mais aussi à leur capacité d’adaptation aux nouvelles techniques d’investigation. L’étude des sciences du vivant au sein du Pôle Judiciaire Gendarmerie Nationale a trait à l’analyse des empreintes digitales, à l’exploitation de l’ADN, à l’identification des fluides biologiques, à l’étude des restes humains, à travers les disciplines suivantes : entomologie (étude des insectes actifs sur les cadavres), médecine légale, odontologie, anthropologie (identification des ossements humains), traces de sang, ADN, microbiome (études des bactéries), protéomique (étude des protéines du corps).

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